Tarn-et-Garonne: L’arbre qui est tombé sur des élèves était mal enraciné

ENQUETE Les circonstances de la chute d’un marronnier qui a blessé trois élèves, dont deux grièvement, dans la cour d’une école de Bessens, dans le Tarn-et-Garonne, s’éclaircissent un peu

20 Minutes avec AFP

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L'arbre tombé vu d'une salle de classe de l'école de Bessens.
L'arbre tombé vu d'une salle de classe de l'école de Bessens. — P. Pavani - AFP

L’enquête sur le drame survenu jeudi après-midi dans la cour de l’école de Bessens, dans le Tarn-et-Garonne, avance rapidement. Ce vendredi soir, le procureur de la République de Montauban a livré les premiers résultats des analyses menées sur ce marronnier centenaire qui a blessé trois élèves en tombant, dont deux garçons grièvement.

« Selon les premières conclusions de l’expert, l’arbre était manifestement en bonne santé, a indiqué Laurent Czernik. La difficulté vient de son état racinaire ». En fait, « l’arbre ne s’est pas développé normalement au moment où il a été planté ». Ses « racines ne se sont pas suffisamment développées latéralement, mais sont restées collées à l’arbre dans un effet de tourbillon », a expliqué le magistrat.

Un ancrage au sol insuffisant

Ce problème « d’ancrage au sol » a rendu le marronnier vulnérable au vent et c’est du coup probablement des rafales – sans être violentes, elles soufflaient entre 50 et 60 km heures à Bessens jeudi – qui ont provoqué sa chute.

La commune de Bessens dans le Tarn-et-Garonne.
La commune de Bessens dans le Tarn-et-Garonne. - Maps4News

Le pronostic vital des deux garçons de 7 et 8 ans n’est plus engagé. L’un « souffre d’une compression thoracique et de la ceinture pelvienne », a précisé le procureur. Le second « a eu la jambe broyée à hauteur du genou », les habitants de Bessens ont appris émus vendredi matin qu’il avait dû être amputé.

Une cellule médico-psychologique va poursuivre son accompagnement des élèves, familles et personnels traumatisés, y compris « pendant les vacances scolaires » qui débutent ce soir a assuré Anne Bisagni-Faure, la rectrice d'académie.

L’enquête pour « blessures involontaires » continue aussi. Quatorze témoins, tous adultes, ont déjà été entendus.