Meurtre de Marie-Bélen à Marseille: L'enquête au point mort... «Il faut qu'il soit arrêté», lance le père

POLICE Le meurtrier de Marie-Bélen, tuée le 17 mars à Marseille, n’a toujours pas été arrêté. Une quinzaine de policiers se penchent sur cette enquête prioritaire

J.S.-M.

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Ruben, le père de Marie-Bélen, étudiante tuée le 17 mars à Marseille.
Ruben, le père de Marie-Bélen, étudiante tuée le 17 mars à Marseille. — J. Saint-Marc / 20 Minutes

« Il faut que ce meurtrier soit arrêté avant qu’il ne tue d’autres enfants » : c’est le père de Marie-Bélen, Ruben, qui lance cette supplique, plus d’un mois après le meurtre de sa fille. L’étudiante a été tuée le 17 mars à l’entrée du métro Timone, à Marseille. L’enquête est, depuis, au point mort. Un homme a été détenu en garde à vue, puis relâché.

« J’espère qu’on pourra un jour comprendre pourquoi cet homme a fait ça », poursuit Ruben Pisano, qui a « complètement confiance » en la police. Six enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire, aidés par dix autres policiers, sont affectés à cette enquête, jugée « prioritaire » à l’Evéché.

« Pas tout à fait sûrs qu’elle avait été tuée pour son portable »

« Ils nous ont dit qu’ils n’étaient plus tout à fait sûrs qu’elle avait été tuée pour son téléphone portable », confie à 20 Minutes​ un autre proche, qui préfère rester anonyme.

Selon La Provence, Marie-Bélen et son meurtrier auraient brièvement discuté en haut des escalators. Puis la jeune femme a poursuivi son chemin, suivie par son agresseur. C’est à ce moment-là qu’il l’a poignardée, avant de voler son téléphone portable. « Ce type cherchait quelque chose : peut-être en priorité le portable, peut-être autre chose », indique un enquêteur à La Provence.

L’homme est, en tout cas, en cavale depuis un mois. Impossible de savoir s’il se cache à Marseille ou s’il a pris le large. Mais dans ce genre d’enquêtes, les premiers jours sont primordiaux…