Givors : Une femme en plein divorce violemment agressée par son ex-belle-famille

VIOLENCE Trois personnes ont été condamnées à six mois de prison ferme

E.C avec C.G

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Une voiture de police en intervention (illustration).
Une voiture de police en intervention (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Face à la violence dont elle a été la cible, la mère de famille a dû être exfiltrée de son quartier par les forces de l’ordre. Vendredi, trois personnes, jugées en comparution immédiate, ont été condamnées à six mois de prison ferme, pour s’en être pris à une mère de famille qu’elles connaissaient bien.

L’agression s’est déroulée mardi dernier à Givors, dans le Rhône. La victime, en procédure de divorce depuis plusieurs mois, s’apprêtait à recevoir chez elle son nouveau compagnon, rapporte Le Progrès. La voisine, étant au courant, a aussitôt prévenu la belle-famille. Résultat : une quinzaine d’individus, dont deux ex-beaux frères de la jeune femme, ont débarqué en bas de son appartement pour l’insulter et la menacer.

Les agresseurs reviennent à la charge quelques heures plus tard

Les policiers sont arrivés rapidement sur les lieux et sont repartis une fois le calme revenu. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Les agresseurs sont revenus à la charge quelques heures plus tard et ont cette fois-ci frappé violemment à la porte d’entrée de la mère de famille.

Les forces de l’ordre sont retournées à son domicile pour exfiltrer la jeune femme, ses 4 enfants, dont un bébé de 5 mois, et son compagnon afin de les mettre en sécurité. A la sortie de l’immeuble, le groupe a essuyé des jets de pierre, bouteilles et sacs-poubelle. Leurs voitures, dans lesquelles ils ont tenté de fuir, ont également été caillassées.

Pas de mandat de dépôt

L’usage de gaz lacrymogène a permis aux policiers et aux victimes de quitter les lieux pour se réfugier dans un hôtel. Le lendemain, de retour chez elle, la mère de famille a découvert son appartement saccagé.

Deux ex-beaux-frères, âgés de 20 et 23 ans, ainsi que la voisine de 38 ans ont été interpellés et condamnés. Ils sont toutefois ressortis libre du tribunal car ils ont bénéficié d’une sanction aménageable. Ils devront néanmoins verser chacun 1.500 euros à la victime, qui a subi 5 jours d’ITT.