La Réunion: Une centaine de migrants vont demander l'asile après avoir été débarqués sur l'île

IMMIGRATION Le traitement des demandes d’asile s’annonce particulièrement difficile, compte tenu du manque d’effectifs sur place

20 Minutes avec agence

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Un tribunal. (Illustration)
Un tribunal. (Illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES

Leur chemin s’annonce long et semé d’embûches pour les 123 migrants arrivés ce samedi au port de Sainte-Rose (La Réunion). Trois ont immédiatement été placés en garde à vue et les 120 autres, dont des femmes et des enfants, ont été soumis à un contrôle sanitaire et logés dans un gymnase.

Ce lundi, l’Office de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) débute une série d’entretiens pour évaluer la recevabilité des demandes d'asile. Une procédure qui s’annonce longue et fastidieuse, comme l’explique FranceInfo.

Des agents en nombre insuffisant

Dans un premier temps, les réfugiés pourront contester leur placement en zone d’attente devant le tribunal administratif. Le délai pour ce recours (4 jours) étant très court, ils peuvent demander au Juge des libertés et de la détention de le prolonger de 8 jours. Si ce délai est accordé, les réfugiés pourront alors contester leur décision de placement, cette fois-ci devant la cour d’appel.

Compte tenu du nombre important de migrants concernés, la procédure risque de prendre du temps. De plus, les auditions de l’OFPRA risquent de rallonger le délai de traitement, faute d’agents et d’interprètes en nombre suffisant. En cas de reconduite à la frontière, la loi impose la présence de deux agents "escorteurs" pour chaque migrant, rappelle FranceInfo. Les effectifs actuels seraient là encore très insuffisants.