Saint-Denis: Un adolescent interpellé après l’agression d’une enseignante avec une arme factice

INTERPELLATION Ancien élève du collège, l’adolescent de 15 ans a été arrêté peu après et ses complices sont toujours recherchés

20 Minutes avec AFP

— 

Une voiture de la police nationale (illustration).
Une voiture de la police nationale (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Soupçonné d’avoir tiré avec un pistolet à billes sur une enseignante d’un collège de Saint-Denis ( Seine-Saint-Denis), où il s’était introduit, un adolescent de 15 ans a été interpellé, ce jeudi, a-t-on appris de sources concordantes, ce vendredi.

Selon une source proche de l’enquête, jeudi vers 15 heures, trois jeunes se sont introduits dans le collège Elsa Triolet. L’un d’eux a « tiré avec un pistolet à billes en direction d’une enseignante » mais celle-ci n’a pas été blessée, a ajouté cette même source.

Les personnels du collège en grève ce vendredi

Ancien élève du collège, l’adolescent a été arrêté peu après. Les deux autres jeunes n’ont pas été identifiés pour l’heure. Des équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été déployées sur place et une cellule d’écoute mise à disposition, a indiqué le rectorat.

En réaction à cette intrusion, les personnels du collège se sont mis en grève vendredi. « Encore un braquage d’une enseignante dans un collège ! A Saint-Denis comme ailleurs ça suffit ! », ont-ils dénoncé dans un communiqué, demandant notamment plus de moyens humains pour l’établissement.

La ville de Saint-Denis demande « une action nationale »

En octobre 2018, la mise en ligne d’une vidéo montrant une professeure d’un lycée de Créteil menacée par un élève avec une arme factice avait suscité un vif émoi et une avalanche de témoignages d’enseignants sur les réseaux sociaux sous la bannière #pasdevague. Le gouvernement avait annoncé un plan sur les violences à l’école qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine.

La ville de Saint-Denis, où d’autres établissements scolaires ont été touchés par des incidents ces derniers mois, a « fermement condamné » ces violences et demandé qu’une réunion avec les acteurs concernés soit organisée à la préfecture. « La prévention contre les violences est malheureusement l’un des parents pauvres de la sécurité. Elle doit faire l’objet d’une action nationale », a ajouté la municipalité communiste dans un communiqué.