Rennes: L’auteur de l’alerte à la bombe est aussi maire d'une commune bretonne

FAITS DIVERS Cet agent SNCF avait créé dimanche une énorme pagaille à la gare par peur de rater son train

Manuel Pavard

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Des militaires de l'opération Sentinelle ont bloqué le pont Saint-Hélier à la circulation entre 9h30 et 11h, dimanche 31 mars.
Des militaires de l'opération Sentinelle ont bloqué le pont Saint-Hélier à la circulation entre 9h30 et 11h, dimanche 31 mars. — M. Pavard / 20 Minutes
  • L'agent SNCF auteur de la fausse alerte à la bombe, dimanche matin, près de la gare de Rennes, est aussi le maire d'une petite commune d'Ille-et-Vilaine.
  • L'homme, qui craignait de manquer son train, avait causé l'interruption du trafic SNCF et de gros retards sur les trains.
  • Sorti ce lundi de garde à vue après avoir reconnu les faits, il sera jugé en octobre prochain.

Cette affaire recèle décidément son lot de surprises, à chaque révélation succédant une autre révélation encore plus étonnante. Selon Ouest-France, l’auteur de la fausse alerte à la bombe dimanche matin, près de la gare de Rennes, est ainsi maire de la petite commune de La Chapelle-aux-Filtzméens (Ille-et-Vilaine).

On avait déjà appris dimanche que celui-ci avait déclenché l’incident par peur de manquer son train, puis qu’il s’agissait d’un agent de la SNCF, information confirmée à 20 Minutes par une porte-parole de la SNCF.

Des retards de TGV de près de deux heures

Vers 9h30, l’homme avait signalé la présence d’une bombe sous le pont Saint-Hélier qui surplombe les voies ferrées, à quelques centaines de mètres de la gare de Rennes. La SNCF avait aussitôt interrompu le trafic ferroviaire tandis que le périmètre du pont avait été entièrement bouclé par les forces de l’ordre et des militaires de l’opération Sentinelle.

Si l’alerte avait finalement été levée vers 11h, aucun engin explosif n’ayant été retrouvé, elle avait néanmoins provoqué une forte pagaille à la gare, entraînant des retards de près de deux heures pour les TGV au départ et à destination de Rennes. Près de 300 passagers avaient ainsi été touchés.

Il comparaîtra le 3 octobre devant le tribunal

Rapidement identifié et localisé grâce à son téléphone portable, le suspect avait été interpellé dans la foulée par la police… dans le train qu’il craignait justement de rater, bloqué en gare. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits, évoquant une situation personnelle compliquée, avant de ressortir libre ce lundi matin.

Il est convoqué le 3 octobre devant le tribunal correctionnel en CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) - également appelée « plaider coupable » - pour « divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse » et « entrave à la mise en marche ou à la circulation d’un train », a indiqué le parquet à 20 Minutes.