Affaire Troadec: Les fouilles ont recommencé dans la ferme de l'horreur

ENQUETE De nouvelles recherches ont été lancées dans le Finistère afin de retrouver les crânes des quatre victimes

J.U.

— 

Lors du transport judiciaire dans le cadre de l'affaire Troadec à Pont de Buis le 12 mars 2019
Lors du transport judiciaire dans le cadre de l'affaire Troadec à Pont de Buis le 12 mars 2019 — Fred TANNEAU / AFP
  • Les enquêteurs vont une nouvelle fois se rendre à Pont-de-Buis dans le Finistère.
  • L'objectif de ces fouilles est notamment de retrouver les crânes des victimes, deux ans après le quadruple meurtre.

La ferme du principal suspect n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets. Deux ans après le quadruple meurtre de la famille Troadec, à Orvault près de Nantes, de nouvelles fouilles ont été lancées ce mercredi dans la résidence d'Hubert Caouissin, à Pont-de-Buis, dans le Finistère. Une pelleteuse est sur place avec environ huit personnes, pour fouiller une zone située au bord de l'Aulne, indique l'AFP. L’objectif des enquêteurs serait notamment de retrouver les crânes des victimes.

Sur ce terrain isolé, des restes humains, mais aussi des bijoux et des objets dérobés dans la maison du drame, avaient été découverts par les enquêteurs, quelques semaines après le drame. Mais le 12 mars dernier, lors de son transport judiciaire sur les lieux, le meurtrier présumé aurait donc livré de nouvelles indications. Les opérations pourraient se prolonger plusieurs jours.

Bientôt une reconstitution à Orvault

Pascal (49 ans), Brigitte (49 ans), Sébastien (21 ans) et Charlotte (18 ans) avaient été tués le 16 février 2017 dans leur domicile familial. Beau-frère de Pascal Troadec, Hubert Caouissin avait avoué le 6 mars 2017 le meurtre des quatre membres de la famille à l’aide d’un pied-de-biche.

Un héritage de pièces d’or non partagé l’aurait poussé à venir espionner les Troadec chez eux à Orvault. Il a été mis en examen et écroué pour « assassinats » et « atteinte à l’intégrité d’un cadavre ».

Deux ans après, l’instruction continue et des zones d’ombre persistent, comme le vrai mobile du crime ou l’éventuelle préméditation. Une reconstitution, cette fois-ci dans la maison d’Orvault, devrait avoir lieu le 29 avril. Un procès n’est pas envisagé avant 2020.