Rennes: Fausse alerte à la bombe près de la gare... L’auteur de l’appel serait un agent de la SNCF qui craignait de manquer son train

FAITS DIVERS Un périmètre de sécurité a été bouclé et le trafic SNCF fortement perturbé ce dimanche matin

Manuel Pavard

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Les militaires de Sentinelle ont bloqué la circulation sur le pont Saint-Hélier ce dimanche 31 mar.
Les militaires de Sentinelle ont bloqué la circulation sur le pont Saint-Hélier ce dimanche 31 mar. — M. Pavard / 20 Minutes
  • Une fausse alerte à la bombe près de la gare de Rennes a fortement perturbé le trafic SNCF ce dimanche.
  • Rapidement interpellé et placé en garde à vue, l'auteur aurait agi ainsi par peur de manquer son train.
  • Il s'agit d'un employé de la SNCF.

Il aura réussi à créer une sacré pagaille. Vers 9h30 ce dimanche matin, un homme a appelé la SNCF pour signaler qu’une bombe aurait été placée sous le pont Saint-Hélier surplombant les voies ferrées, à quelques centaines de mètres de la gare de Rennes.

Le secteur a aussitôt été bouclé par les forces de l’ordre tandis que des militaires de l’opération Sentinelle se sont postés à chaque entrée du pont, déviant la circulation automobile. De son côté, la SNCF a tout de suite décidé d’interrompre le trafic ferroviaire.

De gros retards prévus sur les trains

Plusieurs TGV ont été immobilisés en gare de Rennes ou bloqués avant la capitale bretonne. De gros retards étaient également annoncés sur les trains au départ ou à destination de Rennes, touchant plusieurs centaines de passagers.

Vers 11h, le dispositif a finalement été levé, aucun colis suspect n’ayant été trouvé sous le pont. La police a pourtant réussi à identifier l’auteur de la fausse alerte, indique Ouest-France. Il s’agirait d’un homme qui avait peur de rater son train pour Paris.

Un agent de la SNCF en garde à vue

Mais quelques instants plus tard, second coup de théâtre. On apprend que l'individu interpellé à la gare et placé en garde à vue serait en réalité un cheminot ! « Un agent de la SNCF est actuellement entendu dans le cadre de l'enquête en cours », a confirmé la SNCF à 20 Minutes.

L'homme risque gros. Selon l’article 322 – 14 du code pénal, « le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000  euros d’amende ». La SNCF, qui devrait déposer plainte, précise « attendre d'avoir les conclusions de l'enquête et des échanges avec la police pour procéder à une éventuelle sanction disciplinaire ».