Seine-Saint-Denis: Griveaux juge «détestables» des rumeurs et les violences contre les Roms

RACISME Des ressortissants de cette communauté sont accusés, sur les réseaux sociaux, d’enlever des enfants… Sans aucun fondement

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. — HAMILTON-POOL/SIPA

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a qualifié mercredi de « dérives inacceptables » les violences qui ont visé des Roms désignés par des rumeurs sur les réseaux sociaux comme étant à l’origine d’enlèvements d’enfants. « Il faut qu’on puisse adapter nos réponses, à la fois judiciaires, pénales », a déclaré le représentant du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.

Vingt personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi en Seine-Saint-Denis après des violences visant des Roms.

La preuve de la nécessité de la lutte contre les fake news

C’est « la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les fake news », a ajouté Benjamin Griveaux, en soulignant « l’importance de l’information, de la qualité des sources, (…) et du travail journalistique » et le besoin « de faire la différence entre des sites d’information et des sites de propagande, entre des sites d’information qui ont pignon sur rue et des sites complotistes, conspirationnistes ».

« C’est aussi le travail (…) des responsables politiques, membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux de rappeler, en permanence, la rationalité du débat politique », a-t-il ajouté. « Quand on voit que ce type de rumeurs, propagées de manière extrêmement virale et extrêmement organisée sur les réseaux sociaux, ont pour conséquence de la violence, la stigmatisation d’une communauté (…), c’est évidemment détestable », a encore dit Benjamin Griveaux.