Arcachon: Sept nouvelles plaintes pour atteintes sexuelles sur des enfants contre un ancien animateur

JUSTICE Une plainte a également été déposée contre la mairie d’Arcachon pour « non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui »

M.B. avec AFP

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Le tribunal de grande instance de Bordeaux.
Le tribunal de grande instance de Bordeaux. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Un ancien animateur d'un centre aéré d'Arcachon avait déjà été mis en examen en 2016 pour des soupçons d'agressions sexuelles sur trois enfants.
  • Jeudi, les avocats des familles ont annoncé que sept nouvelles plaintes avaient été déposées contre ce jeune homme.
  • Une plainte a aussi été déposée contre la mairie d'Arcachon, les avocats s'interrogeant sur le processus de recrutement de cet animateur.

Sept nouvelles plaintes pour atteintes sexuelles sur des mineurs ont été déposées jeudi contre un ancien animateur d'un centre aéré d'Arcachon (Gironde), déjà poursuivi pour agressions sexuelles, ont annoncé à Bordeaux les avocats des familles.

En tout, douze familles, dont les enfants avaient entre 3 et 5 ans à l’époque des faits, ont porté plainte contre cet ancien animateur mis en examen pour « agressions sexuelles sur mineurs de (moins de) 15 ans » fin 2016.

L’auteur présumé placé sous contrôle judiciaire

Les avocats, Mes Thierry Vallat et Arash Derambarsh, du barreau de Paris, qui représentent dix familles, ont demandé jeudi à la chambre de l’instruction que soient entendus pour la première fois, à titre de témoins, deux autres animateurs et des enfants, ont-ils précisé.

Les faits portent sur une période allant de Pâques à décembre 2016, alors que cet ancien animateur était âgé de 20 ans. Ils concernaient au moins trois victimes présumées lors de la mise en examen. L’auteur présumé avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de travailler au contact d’enfants.

« On s’interroge comment le recrutement a été fait » lance un avocat

Une plainte a également été déposée contre la mairie d’Arcachon « pour non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui ». « On s’interroge comment le recrutement a été fait », a précisé Me Arash Derambarsh, soulignant que le jeune homme mis en cause n’avait pas de qualification ni de référence dans le domaine de l’enfance.

Les deux avocats suspectent « qu’il y a une influence de la mairie d’Arcachon pour étouffer le dossier ». « La police a refusé de prendre certaines plaintes, la mairie n’a jamais voulu collaborer, a toujours minimisé les faits, et a interdit à ses employés de s’exprimer sur cette affaire », souligne Arash Derambarsh. Contactée par l’AFP, la mairie d’Arcachon n’a pas souhaité réagir.

Les avocats ont par ailleurs annoncé qu’une marche blanche allait être organisée par les familles le 19 mai à Arcachon.