VIDEO. Nantes: La mort de Georges Courtois, le plus célèbre gangster nantais, est confirmée

FAITS DIVERS L'ex-braqueur avait pris en otages la cour d'assises de Loire-Atlantique en 1985

Frédéric Brenon

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Georges Courtois, à Nantes, en 2017.
Georges Courtois, à Nantes, en 2017. — G.Gobet/AFP
  • Georges Courtois a été retrouvé mort dans son appartement de Quimperlé, à la suite d’un incendie.
  • L’ex-braqueur avait fait parler de lui en décembre 1985 pour la prise d’otages de la cour d’assises de Loire-Atlantique.
  • Il a passé près de 34 ans derrière les barreaux.

Le corps calciné, retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche dans un appartement incendié à Quimperlé (Finistère), est bien celui du locataire, un certain Georges Courtois, annonce ce mardi après-midi le parquet de Quimper. Agé de 71 ans, père de trois enfants, il était le plus célèbre criminel nantais.

Connu localement pour son franc-parler et sa cigarette vissée au bec, Georges Courtois était surtout réputé pour avoir pris en otages, avec deux complices (Abdelkarim Khalki et Patrick Thiolet), la cour d’assises de Loire-Atlantique le 19 décembre 1985, dans l’ancien palais de justice de Nantes. L’homme à la moustache, qui était alors jugé pour une affaire de braquage, avait retenu une trentaine de personnes, magistrats, jurés et visiteurs, pendant trente-six heures.

Armé, le trio avait eu l’audace de s’adresser en direct au gouvernement et au grand public via les caméras de télévision. Les trois malfaiteurs fuiront finalement le tribunal, enchaînés à trois juges, avant d’être arrêtés à l’aéroport de Nantes, le soir du 20 décembre, non sans s’être adressés une dernière fois aux journalistes.

Au total, trente-quatre ans derrière les barreaux

Courtois avait écopé de vingt ans de prison pour sa prise d’otages. Celle-ci avait donné lieu à la première intervention des policiers du Raid. Le négociateur n’était autre que Robert Broussard, le commissaire de police rendu célèbre pour avoir mis fin à la cavale de Jacques Mesrine quelques années plus tôt.

Sorti de détention en 1997, Georges Courtois avait de nouveau été condamné à dix ans de prison en 2004 pour un braquage commis en 2002, puis à douze ans de prison en 2006 pour des hold-up dans des supérettes nantaises en 2000. Au total, il aura passé trente-quatre ans derrière les barreaux.

En 2015, tout juste libéré, il raconta son histoire dans un livre intitulé Aux marches du palais. Après le décès de son épouse, Chantal, en août 2016, Georges Courtois était finalement parti s’installer à Quimperlé (Finistère) où il appréciait de retrouver un certain anonymat.