«Gilets jaunes»: Les commerçants des Champs-Elysées dénoncent les violences

SACCAGES Le Comité Champs-Elysées parle de « saccages indignes »

R.G.-V.

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Les Champs-Elysées ont été à nouveau le théâtre de dégradations, le 16 mars.
Les Champs-Elysées ont été à nouveau le théâtre de dégradations, le 16 mars. — Christophe Ena/AP/SIPA

Comme aux premières heures, ou aux premiers actes des « gilets jaunes », c’est sur les Champs-Elysées qu’a eu lieu la principale manifestation du 18e samedi de mobilisation. Elle s’est traduite par de nombreuses dégradations, incendies et pillages. A la suite des évènements, le Comité Champs-Elysées a dénoncé des « saccages indignes ». 80 enseignes ont été touchées, d’après l’AFP.

« La mise en danger de la vie d’autrui et la mise à mal des commerces, notamment sur l’avenue des Champs-Élysées, sont inacceptables », dit encore Jean-Noël Reinhardt, le président de cette association qui dit réunir 180 commerçants, musées, lieux de culture, restaurants du quartier de la « plus belle avenue du monde ».

60 blessés

« Ces violences répétées mettent à mal l’outil de travail de milliers de personnes et gâchent le quotidien des habitants du quartier. » En conséquence, le Comité Champs-Elysées demande à être reçu par le Premier ministre, Edouard Philippe « afin que des réponses politiques soient apportées ».

Jean-Noël Reinhardt parle de « 35 samedis et dimanches marqués par des perturbations », depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier. « Trop c’est trop. Et ce samedi était le samedi de trop ! » a tempêté pour sa part dans un communiqué Bernard Stalter, président de CMA France, réseau national des chambres de métiers et de l’artisanat.

Lors de l’acte 18 des « gilets jaunes », samedi, des manifestants ont notamment incendié le bâtiment d’une banque et s’en sont pris au célèbre restaurant Le Fouquet’s, avant, lui aussi, de l’incendier. La préfecture de police a notamment fait état de 192 interpellations et 60 blessés rien qu’à Paris.