Harcelée par téléphone à Limoges... à cause d'une manifestation à Besançon

QUIPROQUO « Fuck me, not the planet » suivi d’un numéro de téléphone écrit au hasard, brandissait une jeune femme lors d’une marche pour le climat à Besançon. Sauf que le numéro avait un vrai propriétaire, à Limoges

R.G.-V.

— 

De très nombreux lycéens ont défilé dans les rues de France, vendredi. (illustration)
De très nombreux lycéens ont défilé dans les rues de France, vendredi. (illustration) — Quentin Top/SIPA

Ces lycéennes de Besançon étaient bien motivées pour marcher contre le climat. Avec de beaux slogans… mais pas tous très malins. On pouvait lire sur une pancarte « Fuck me, not the planet » suivi d’un numéro de téléphone écrit au hasard. Sauf que… Sauf que derrière ce numéro, il y avait une vraie femme, à 700 km de là, à Limoges.

C’est la station locale de France Bleu Limousin qui a repéré cette info. Nos confrères ont même retrouvé la jeune femme, qui se dit littéralement harcelée. « Franchement, c’est insupportable. Je vais être obligée de changer de numéro. C’est de la bêtise et ça ne sert pas la cause du climat. Je perds un temps fou, une énergie folle avec ça. C’est vraiment une atteinte à la vie privée. »

La Limougeaude qui ne veut pas « de mal à cette lycéenne », est tout de même bien énervée. « C’est complètement inconscient à l’heure des réseaux sociaux où tout est partagé et archivé. » Elle compte porter plainte : « Je veux juste qu’elle se rende compte de la gravité de son acte. »