Vaucluse: Le «gilet jaune» Christophe Chalençon accusé d'occuper une maison sans payer de loyer

FAITS DIVERS Le leader des « gilets jaunes » du Vaucluse Christophe Chalençon est accusé d’occuper une maison sans payer de loyer

M.C et J.S.-M.

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Illustration d'un contrat de location.
Illustration d'un contrat de location. — DURAND FLORENCE/SIPA
  • Une propriétaire a saisi un avocat car elle accuse Christophe Chalençon de ne pas payer le loyer de sa maison.
  • Le « gilet jaune » du Vaucluse évoque un « accord oral », l’autorisant à occuper la maison en échange de travaux.

Le « gilet jaune » du Vaucluse Christophe Chalençon est accusé d’occuper une maison à Sault sans payer de loyer, a appris 20 Minutes de sources concordantes, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

« A la mort de mon père le 10 janvier 2015, on a mis la maison en vente, explique la propriétaire Cécile Thiery. Christophe a dit qu’il voulait l’acheter, qu’il respecterait l’esprit de ce qu’a fait mon père, qui avait acheté une ruine. On devait signer pour la vente en janvier 2016. En décembre, il m’a demandé s’il pouvait rentrer avant contre loyer, il ne pensait pas que la vente prendrait autant de temps et il se retrouvait à la rue avec ses trois fils. Il a payé les loyers pendant six mois, jusqu’à juin. Et à partir de là, il disparaissait, il réapparaissait… Il avait toujours une bonne excuse ! »

« On a fait un accord oral »

« On doit signer [pour l’achat] en juin, répond à 20 Minutes Christophe Chalençon. J’avais l’accès gratuitement à la maison pendant deux ans, en contrepartie je fais les travaux. Je n’ai jamais payé, c’est un échange de bons procédés ! On a fait un accord oral, voilà, mais elle m’a bien donné les clés hein… »

Cécile Thiery reconnaît avoir passé avec le « gilet jaune » un « bail verbal ». Des SMS, que 20 Minutes a pu consulter, tendent à prouver qu’il y a bien eu des versements par Christophe Chalençon d’au moins deux mois de loyer de 600 euros.

La propriétaire, qui vit dans le Comminges, près de Toulouse, affirme avoir saisi un avocat et faire appel à un huissier afin de percevoir les loyers de retard, soit 600 euros par mois depuis juillet 2016. Une cagnotte a été lancée pour couvrir les frais d’avocat. « Si dans deux mois il n’a pas réglé nous demanderons son expulsion », prévient Cécile Thiery.