Trois policiers de la Bac et un adjoint de sécurité n'ont pas hésité une seconde à sauter dans le canal pour sauver la vie du jeune conducteur imprudent
Trois policiers de la Bac et un adjoint de sécurité n'ont pas hésité une seconde à sauter dans le canal pour sauver la vie du jeune conducteur imprudent — police nationale

POLICE

Roubaix: Les policiers de la BAC sautent dans le canal pour sauver la vie d'un chauffard

Le jeune conducteur, qui circulait sans permis et à vive allure dans Roubaix, n’avait pas vu le canal au bout de la rue Kellermann

Il est environ 01h30 du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, quand les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Roubaix (Nord) croisent une voiture circulant à vitesse excessive. Au moins 130 km/h, estiment les agents qui patrouillent cette nuit-là.

Le véhicule s’engouffre à toute berzingue dans la rue Kellermann et termine sa course folle dans le canal qui passe au bout de l’artère. Son conducteur panique. « On a entendu crier : "Au secours ! A l’aide" », raconte à 20 Minutes Boris, l’un des policiers présents. L’eau est gelée. Il faut faire vite. 

« On a discuté et il m’a remercié »

Le gardien de la paix et l’un de ses collègues n’hésitent pas une seconde. « J’ai retiré mon ceinturon, mon blouson et j’ai plongé pour aider cette personne, se souvient Boris. J’ai nagé environ cinq mètres. L’habitacle était rempli à 80 % d’eau. J’ai essayé de casser le carreau une dizaine de fois pour faire sortir cette personne, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai ensuite forcé sur la porte deux ou trois fois et à un moment, elle s’est ouverte et j’ai pu l’extraire de la voiture. »

Alors que la voiture est en train de couler, il pousse le jeune homme vers la berge où se trouvent deux autres policiers. Mais la victime panique. « Deux autres collègues ont sauté dans le canal et sont allés le chercher à trois ou quatre mètres du bord pour lui éviter de se noyer », poursuit Boris. Les pompiers ont ensuite pris en charge les agents et le jeune conducteur. « Dans l’ambulance, on a discuté et il m’a remercié, sourit Boris. Il m’a dit qu’il avait 18 ans et qu’il avait eu peur de mourir. »

Par chance, personne n’a été blessé. L’histoire se termine donc bien. Le jeune homme, qui conduisait sans permis, avait emprunté la voiture de son oncle… sans l’avertir. Il a finalement terminé sa nuit en garde à vue. « Il était super-heureux et n’avait pas peur des sanctions qui allaient suivre », souffle le gardien de la paix. Avant de conclure : « Cette aventure va peut-être lui remettre les idées en place et l’aider à reprendre un bon chemin. »