Attaque terroriste à la prison d'Alençon: Le blocage des surveillants se poursuit

GREVE Quatre jours après l’attaque, la prison de Condé-sur-Sarthe est la dernière bloquée dans le pays

20 Minutes avec AFP

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Les Gardes mobiles ont débloqué la prison de Condé-sur-Sarthe pour laisser passer un convoi de ravitaillement.
Les Gardes mobiles ont débloqué la prison de Condé-sur-Sarthe pour laisser passer un convoi de ravitaillement. — SICCOLI PATRICK/SIPA

La prison d’Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne), où deux surveillants ont été grièvement poignardés mardi par un détenu radicalisé, est le seul établissement encore bloqué ce samedi, pour la quatrième journée consécutive, a indiqué l’administration pénitentiaire.

Une petite centaine de manifestants se sont à nouveau positionnés devant le bâtiment, a déclaré Emmanuel Guimaraes, délégué FO pénitentiaire national qui se trouve sur place. « Nous avons des collèges venus d’Argentan et du Mans et nous attendons au cours du week-end des collègues d’un peu plus loin, Poitiers, Paris, Beauvais », a précisé le syndicaliste, ajoutant que les parloirs de la journée seront annulés.

Pas de nouvelle intervention des forces de l'ordre

Devant l’entrée, des canapés, palettes, ainsi que de vieux sommiers et matelas ont été installés. « Plus ça va et plus on s’installe dans la durée, la volonté des collègues est de continuer le blocage », souligne Emmanuel Guimaraes.

Vendredi les forces de l’ordre étaient intervenues, faisant usage de gaz lacrymogènes, pour acheminer de la nourriture dans l’établissement et faire passer des officiers ainsi que des élèves surveillants. Elles ne sont pas réintervenues depuis.

Une rencontre est prévue lundi entre la direction de l’administration pénitentiaire et les représentants des organisations syndicales représentatives, puis jeudi avec la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

L'un des deux surveillants attaqués mardi avec des couteaux en céramique est sorti vendredi de l’hôpital tandis que le second est toujours hospitalisé, selon FO.