Morbihan: Se disant victime d’une tentative d’enlèvement, la collégienne avait tout inventé

FAITS DIVERS Un portrait-robot de l’agresseur présumé avait été diffusé par les gendarmes

Jérôme Gicquel

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Illustration d'un véhicule de gendarmerie, ici près de Rennes.
Illustration d'un véhicule de gendarmerie, ici près de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une collégienne de 14 ans avait assuré devant les enquêteurs avoir été victime d’une tentative d’enlèvement le 4 février à Plouay (Morbihan) alors qu’elle participait à une course d’orientation dans un parc. Selon sa version, elle avait réussi à faire fuir son agresseur en lui donnant un coup de genou dans l’entrejambe.

L’enquête a finalement révélé que la jeune fille avait tout inventé. Les investigations menées par les gendarmes « ont permis d’établir que la plainte de la jeune fille était mensongère et qu’aucun fait de cette nature n’avait été commis à son égard », a indiqué ce mardi dans un communiqué Laureline Peyrefitte, procureure de la république de Lorient.

Poursuivie pour dénonciation d’infraction imaginaire

Après la révélation d’affaire, d’importants moyens avaient été déployés pour tenter de retrouver l’agresseur présumé. Un portrait-robot avait même été diffusé sur les réseaux sociaux par les gendarmes du Morbihan. « Ces investigations ont donné lieu à la mobilisation de très nombreux enquêteurs, à l’emploi de techniques d’enquêtes coûteuses et chronophages, et à l’étude de très nombreux signalements et éventuels recoupements avec d’autres affaires qui auraient pu présenter un mode opératoire similaire », poursuit la procureure.

C’est à l’occasion d’une nouvelle audition ce mardi que la collégienne a reconnu « avoir menti en connaissance de cause ». Une camarade qui déclarait avoir été témoin de la scène a, elle aussi, confessé ses torts. Les deux jeunes filles seront prochainement convoquées devant un juge des enfants en vie d’une mise en examen pour répondre du délit de dénonciation d’infraction imaginaire.