Strasbourg: Le président de l'Eurométropole porte plainte après une lettre de menaces

CORBEAU Le président de l’Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, a reçu une lettre anonyme et menaçante à son domicile, « signée » par des personnes opposées au Grand contournement ouest (GCO). Une plainte a été déposée

G.V.

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Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg et adjoint au maire. Strasbourg le 26 février 2019.
Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg et adjoint au maire. Strasbourg le 26 février 2019. — G. Varela / 20 Minutes

« Il n’y aura pas de lieux ni de moment où tu pourras te sentir à l’abri de la sanction qui te sera réservée. » C’est une des phrases extraite d’une lettre anonyme de deux pages, que 20 Minutes a pu consulter, reçue la semaine dernière au domicile du président de l’Eurométropole de Strasbourg et adjoint au maire, Robert Herrmann. Ce dernier, qui a révélé l’affaire ce mardi matin, explique avoir déposé plainte. Et l’intitulé de l’infraction comme formulée par la police démontre la gravité des faits : « Menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l’encontre d’un élu public. »

Dans une lettre anonyme, menaçante, parfois insultante, dont l’en-tête indique « Mont Sainte Odile, 16 février 2019 » et « qui semble documentée », souligne Robert Herrmann, l’élu se voit vivement reproché le projet du GCO… Du « massacre d’une grande partie de la forêt sous protection policière disproportionnée et violente », de problèmes de santé pour les riverains… Signée de sept prénoms, la lettre reproche entre autres à l’élu son « obstination à vouloir persuader le bon peuple de l’utilité du GCO », ou bien encore « d’inciter dans la presse des articles truffés de contre-vérités… »

Une lettre où il est personnellement menacé et qui a surpris Robert Herrmann : « C’est la première fois que je reçois une telle lettre. Je peux comprendre qu’il y ait débat, les désaccords participent à la vie démocratique, mais ces comportements sont inacceptables », explique l’élu. « Je peux comprendre qu’on puisse être gêné par les travaux, etc., mais il faut reprendre raison, la violence n’est pas la bonne façon de s’exprimer, mais c’est malheureusement de plus en plus fréquent en France ces derniers temps. »