Marseille : «Les policiers l’ont heurté et l’homme a sorti une arme», le récit de l’attaque au couteau

COUP DE COUTEAU A MARSEILLE Un homme a blessé trois personnes au couteau mardi en plein centre de Marseille avant d'être abattu par la police

Adrien Max

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Un homme a blessé des passants sur la Canabière avant d'être abattu par la police le mardi 19 février 2019  (Photo by Boris HORVAT / AFP)
Un homme a blessé des passants sur la Canabière avant d'être abattu par la police le mardi 19 février 2019 (Photo by Boris HORVAT / AFP) — AFP
  • Un homme de 36 ans a agressé trois personnes au couteau en plein centre-ville de Marseille ce mardi après-midi.
  • L’agresseur a été tué par la police.
  • Une quatrième personne a été blessée par le ricochet d’une balle tirée par la police.
  • Aucun pronostic vital des personnes blessées n’est engagé.
  • Il s’agit d’un « acte de droit commun », selon Xavier Tarabeux qui écarte pour le moment la piste terroriste.

Une bonne partie de la Canebière était toujours bloquée sous les gyrophares ce mardi soir. Un homme âgé de 36 ans a attaqué trois personnes au couteau en plein centre-ville de Marseille dans l’après-midi. Il était environ 17h sur la rue de Rome lorsqu’il s’en est pris à sa première victime, une femme qu’il a attaquée au couteau au niveau de la nuque. L’agresseur a ensuite poursuivi son chemin vers le croisement de la rue de Rome et de la Canebière, à quelques pas du Vieux-Port.

Vers 17h30, le périmètre était bouclé par la police, épaulée par des militaires. Sur cet axe très fréquenté, de nombreux Marseillais se sont amassés pour tenter de comprendre ce qu’il venait de se passer.

« Les policiers ont fait feu et l’ont tué »

C’est à ce croisement que l’homme s’en est pris à sa deuxième victime. Maeva*, médiatrice sociale était en pause à ce moment-là. « Je l’ai vu s’approcher d’un homme qui marchait avec sa copine. Il l’a attaqué vers le haut du corps, avant de prendre la fuite vers Noailles. Des policiers sont arrivés, je leur ai dit vers où il était parti et ils l’ont pourchassé pendant que je restais avec la victime », témoigne la jeune femme.

Dans leur poursuite, les policiers sont parvenus à rattraper l’agresseur à quelques encablures, plus haut sur la Canebière. « En arrivant à sa hauteur, un équipage l’a heurté avant de le faire tomber. C’est à ce moment que l’homme a sorti une arme, les policiers ont alors fait feu et l’ont tué », a détaillé le procureur de la République, Xavier Tarabeux, sur place en début de soirée. Au même moment la police scientifique procédait à ses premiers relevés alors que des draps blancs étaient tendus juste à côté de la boutique de café Noailles.

Un homme a blessé des passants sur la Canabière avant d'être abattu par la police le mardi 19 février 2019 (Photo by Boris HORVAT / AFP)
Un homme a blessé des passants sur la Canabière avant d'être abattu par la police le mardi 19 février 2019 (Photo by Boris HORVAT / AFP) - AFP

La piste terroriste écartée pour le moment

Lors des coups de feu tirés par la police, une passante a également été légèrement blessée à la jambe par un ricochet. Toujours selon le procureur de la République, une troisième personne présentant une coupure à la joue a expliqué aux services de police avoir été agressée par le même homme. Aucun pronostic vital des quatre personnes blessées n’est engagé.

L’assaillant qui a finalement été déclaré mort aux alentours de 18h, malgré des tentatives de réanimation, venait de purger une longue peine de prison. « L’homme était connu de la justice, il avait été condamné à une peine de 15 ans de prison en 2005 pour un meurtre commis sur son père. Il a ensuite été condamné à du sursis avec mise à l’épreuve plus récemment. Une mise à l’épreuve qu’il n’a pas respectée, il avait donc été placé sur la liste des personnes recherchées le 7 janvier dernier », a poursuivi Xavier Tarabeux.

En début de soirée, les enquêteurs semblaient écarter la piste terroriste. « La police judiciaire a été saisie pour l’instant, il n’y a rien qui permette de le considérer comme un acte terroriste. Il ne prononce aucun mot, aucune parole, comme "Allah Akbar" par exemple, de nature à laisser penser à un acte terroriste, on est dans un acte de droit commun », a expliqué Xavier Tarabeux, même si les enquêteurs poursuivent les vérifications ce mardi soir.

*Le prénom a été changé