Seine-Saint-Denis: Le convoyeur arrêté mais il manque encore plus de 1,5 million d'euros

BUTIN Le convoyeur de fonds avait disparu lundi avec une grande partie du chargement de son fourgon blindé

20 Minutes avec AFP

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Illustration police.
Illustration police. — E. Frisullo / 20 Minutes

Plus d’1,5 million d’euros n’ont pas été retrouvés au lendemain de l’interpellation à Amiens (Somme) d’un convoyeur de fonds qui avait disparu lundi avec une grande partie du chargement de son fourgon blindé, a-t-on appris mercredi de sources proches de l’enquête.

« Plus de la moitié » des 3,1 millions d’euros subtilisés lundi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) n’ont pas été retrouvés, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien. Une seconde source estimait également le butin manquant à environ 1,5 million d’euros.

Un suspect rapidement retrouvé

La brigade de répression du banditisme (BRB), chargée de l’enquête, avait lancé mardi un appel à témoins pour tenter de retrouver Adrien Derbez, le disant « susceptible d’être armé et dangereux ». Il avait été interpellé mardi vers 17 heures dans un appartement de Saint-Acheul, un quartier calme du centre-ville d’Amiens, après avoir tenté de s’enfuir en sautant par la fenêtre, sans s’être blessé, selon une source policière. Une femme avait été arrêtée en même temps que lui. Deux autres personnes, un frère et une sœur, ont par la suite été interpellées à Amiens. La femme s’est présentée comme la locataire de l’appartement dans lequel le convoyeur a été arrêté.

Mardi, après l’interpellation de cet homme de 27 ans, une source proche de l’enquête avait annoncé que « plusieurs sacs remplis de billets » avaient été récupérés, représentant « au moins une grande partie, et peut-être l’intégralité du butin ». La veille, vers 6 heures, le jeune homme avait déposé ses deux collègues près d’une agence Western Union à Aubervilliers. « Alors que ces derniers pénétraient dans l’agence, lui est resté au volant. A leur retour, le fourgon et le chauffeur avaient disparu », avait rapporté une autre source proche du dossier.

Le fourgon de la société Loomis avait été retrouvé peu après, à quelques rues de là, clé sur le contact et portes ouvertes.