Véhicule Sentinelle incendié à Paris: Un suspect présenté à un juge mardi

JUSTICE L'homme appartiendrait à une mouvance de la gauche radicale

20 Minutes avec AFP

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La voiture de l'opération.
La voiture de l'opération. — Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

L’homme interpellé samedi en marge de l’acte 13 de la mobilisation des « gilets jaunes » à Paris après l’incendie d’un véhicule de la mission antiterroriste Sentinelle va être présenté mardi à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, a annoncé le parquet.

Originaire de la région bordelaise, cet homme connu des services de renseignement et fiché S (Sûreté de l’Etat) pour appartenance à la mouvance de la gauche radicale, avait été interpellé samedi après quatre heures de filature dans la capitale, selon des sources policières.

Les enquêteurs le soupçonnent également d’être impliqué dans des violences à l’encontre des forces de l’ordre, dans l'incendie de la Porsche du chef cuisinier Christian Etchebest, et dans des dégradations visant d’autres véhicules, un fourgon de l’administration pénitentiaire, non loin des Champs-Elysées, l’un des épicentres habituels de la mobilisation des « gilets jaunes ».

Un fourgon pénitentiaire pris pour cible

Selon le ministère de la Justice, samedi vers 17h30, ce fourgon ramenait un détenu qui avait fait l’objet d’une extraction médicale en direction de la maison d’arrêt de Nanterre quand il a été « pris à partie dans les rues de Paris par des manifestants "gilets jaunes" ».

« Un pavé a brisé la vitre arrière latérale droite, passant à quelques centimètres d’un surveillant. Plus grave encore, le chauffeur a dû effectuer une accélération d’urgence pour éviter un cocktail Molotov qu’un manifestant s’apprêtait semble-t-il à projeter en direction de la vitre explosée », a rapporté le ministère dans un communiqué.

L’enquête judiciaire ouverte samedi vise l’ensemble de ces faits de violences et de dégradations, a précisé le parquet de Paris qui doit ouvrir mardi une information judiciaire confiée à un juge d’instruction.

Samedi, 51.400 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 118.222 selon le « nombre jaune », décompte réalisé par le mouvement, ont manifesté à travers la France pour l’acte 13. Dans la capitale, des incidents ont éclaté à l’arrivée du cortège devant l’Assemblée nationale, où un manifestant âgé d’une trentaine d’années a eu une main arrachée.