Pas-de-Calais: Un trentenaire interpellé alors qu'il incendie un radar routier

FAITS DIVERS Trois appareils avaient été détruits au cours de la même nuit sur la rocade minière

Mikael Libert

— 

Le radar, situé sur la RN 356 (Voie rapide) entre Lille et Mons-en-Barœul, est un des plus prolifiques du Nord.
Le radar, situé sur la RN 356 (Voie rapide) entre Lille et Mons-en-Barœul, est un des plus prolifiques du Nord. — M.Libert / 20 Minutes

Sitôt réparés, sitôt détruits. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, un individu a été interpellé en flagrant délit de dégradation d’un radar automatique sur l’autoroute A21, dans le Pas-de-Calais. Deux autres appareils avaient été détruits peu de temps avant sur ce même axe routier selon La Voix du Nord.

Interrogé en début de mois par 20 Minutes sur le nombre de radars en état de fonctionner dans la région, le préfet des Hauts-de-France, Michel Lalande avait déclaré : « Les yeux dans les yeux, il en reste si peu que je ne peux même pas vous donner un chiffre exact ». Et c’est d’autant plus le cas aujourd’hui avec les trois radars incendiés sur l’A21.

Les trois radars venaient d’être réparés

Pour la destruction de l’un d’eux, un individu âgé d’une trentaine d’années a été interpellé par la brigade autoroutière alors qu’il venait de mettre le feu à l’appareil. Il a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il a participé à la destruction des deux autres radars et identifier d’autres auteurs éventuels.

Ces trois appareils avaient été vandalisés et étaient restés hors service pendant quelques mois. Leur destruction par le feu est intervenue alors qu’ils venaient justement d’être remis en état.

Les conséquences peuvent être lourdes pour les personnes reconnues coupables de ce genre de fait. Ils peuvent être poursuivis pour « dégradation de biens d’utilité publique par moyen dangereux » avec la circonstance aggravante de la « bande organisée ». Des faits de nature criminelle pouvant déboucher sur des peines de 10 ans de prison.  A La-Roche-Sur-Yon, lundi, un homme a été condamné à huit mois de prison, dont quatre avec sursis, pour l’incendie de deux radars. Sans compter les dommages et intérêts dont les montants peuvent vite grimper, un radar coûtant entre 60.000 et 200.000 euros.