La manifestation des gilets jaunes s'est tenue dans une ambiance tendue à Strasbourg le samedi 12 janvier pour l'acte 9. Illustratio
La manifestation des gilets jaunes s'est tenue dans une ambiance tendue à Strasbourg le samedi 12 janvier pour l'acte 9. Illustratio — P. Hertzog / AFP.

POLICE

VIDEO. «Gilets jaunes» à Strasbourg: L'adolescent blessé en marge d'une manifestation a «hâte de retourner à l'école»

Victime possible d’un tir de lanceur de balle de défense selon plusieurs témoins, l’adolescent à la mâchoire fracturée à Strasbourg (Bas-Rhin) le 12 janvier a témoigné malgré ses broches cette semaine…

« Mon fils n’est pas un casseur. » Après la fracture de la mâchoire subie le 12 janvier par un adolescent de 15 ans à la sortie d’un magasin en pleine journée de rassemblement des « gilets jaunes » à Strasbourg, sa mère n’a pas tardé à déposer plainte. Touché par un lanceur de balle de défense selon plusieurs témoins, le garçon a témoigné moins de deux semaines plus tard.

Sur France 3 puis sur BFMTV, le jeune habitant d’ Ostwald (Bas-Rhin), en périphérie de l’agglomération, a expliqué s’être « rapproché » avec un ami après avoir entendu « des cris », mais sans « rien » connaître aux « gilets jaunes ». Il a été blessé sur le quai Saint-Jean : « Au début, je ne savais pas que j’avais un trou dans la joue. Je sentais juste que je n’arrivais pas à fermer la bouche. »

Plainte déposée, parquet saisi et enquête ouverte

Opéré avec succès à l’hôpital peu après, l'adolescent doit toutefois conserver ses broches - avec lesquelles il s’est exprimé face caméra - pendant six semaines, en ne mangeant que liquide pendant cette période. Egalement forcé de rester chez lui, le garçon dit avoir « hâte de retourner à l’école le plus vite possible car c’est pour mon avenir », et compte désormais sur la justice.

Avant même le dépôt de plainte deux jours après la manifestation d’au moins 1.500 « gilets jaunes » à Strasbourg, le parquet de Strasbourg a été saisi de ces faits par la police. Celui-ci doit maintenant déterminer si la responsabilité des forces de l’ordre est engagée avant de décider de saisir, ou non, l’Inspection générale de la police nationale. Une enquête est en cours dans cette idée.