Rennes : Une filière internationale de trafic de tabac démantelée

ENQUETE Plusieurs interpellations ont été menées dans le pays cette semaine...

Camille Allain

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Des membres de l'unité d'élite, le GIGN, lors d'un exercice. (Illustration)
Des membres de l'unité d'élite, le GIGN, lors d'un exercice. (Illustration) — Michel Medina/AP/SIPA
  • Une importante filière de revente de tabac de contrebande a été démantelée en France, a fait savoir le parquet de Rennes.
  • Le trafic provenait en grande majorité d’Ukraine, d’Arménie et de Roumanie.
  • Treize personnes ont été mises en examen. Neuf sont derrière les barreaux et quatre placées sous contrôle judiciaire.

Des dizaines de suspects, plus de 200 militaires déployés dans six régions et un trafic qui tombe. Le parquet de Rennes vient d’annoncer avoir démantelé une importante filière internationale de contrebande de tabac.

Le coup de filet a été mené le 14 janvier et a permis l’interpellation de 21 personnes. Le GIGN de Nantes, mais aussi les douanes, des agents d’Europol et de nombreux gendarmes ont frappé au même moment pour dissoudre cet important trafic. Treize personnes ont été présentées à un juge et mises en examen. Neuf suspects ont été placés en détention provisoire et quatre placés sous contrôle judiciaire.

Des camions pouvant charger jusqu’à 6.000 cartouches

Le trafic provenait en grande majorité d’Ukraine, d’Arménie et de Roumanie. Selon le parquet, « des quantités industrielles de tabac de contrebande » étaient ainsi acheminées vers la France, notamment vers Rennes, Nantes et Saint-Brieuc, où le réseau disposait d’hommes de main. Plus de cent voyages d’importation ont été enregistrés au cours de l’enquête, que ce soit à bord de voitures, de camionnettes ou de poids lourds pouvant transporter jusqu’à 6.000 cartouches.

Lors des interpellations, la justice a saisi d’importantes sommes d’argent en espèces, de faux documents d’identités, d’importantes quantités de tabac et six armes de poing.

Menée sous l'autorité de la JIRS de Rennes (juridiction interrégionale spécialisée), l’enquête aura duré plusieurs mois. Elle a vu travailler la Section de recherches de la gendarmerie de Rennes, l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante et le service national de douane judiciaire.