Vendée: Treize radars détruits en une nuit, le préfet hausse le ton

DEGRADATIONS Des enquêtes pour dégradations graves ont été ouvertes par la gendarmerie, indique la préfecture de Vendée…

J.U.
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Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes.
Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Alors que de nombreux radars un peu partout en France ont fait l’objet de dégradations, notamment depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», la ligne (jaune elle aussi) semble avoir été franchie en Vendée. Ce jeudi, alors que les autorités ne communiquent d’habitude pas sur les chiffres, la préfecture a annoncé que 13 radars automatisés, situés à différents points du département, avaient été détruits dans la nuit de mercredi à jeudi, certains par incendie.

« Les procureurs de la République ont prescrit l’ouverture d’enquêtes pour dégradations graves, confiées à la gendarmerie », indique le préfet, qui parle d’une opération de « destruction coordonnée ». Il rappelle que les auteurs de ces faits s’exposent à une peine de prison pouvant aller « jusqu’à dix ans » et au versement de dommages et intérêts. Selon la préfecture, il faut compter 500 euros pour un tag ou une vitre cassée. Pour remplacer l’intégralité de l’appareil, la facture monte à 60.000, voire à 200.000 euros selon le modèle.

Plus de 60 % des radars routiers dégradés

D’après le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, « 60 % des radars routiers » de l’Hexagone ont été dégradés. D’après les informations de 20 Minutes, le chiffre oscillerait plutôt entre 67 et 69 %. Sachant que les radars ont rapporté un milliard d’euros à l’Etat l’an dernier, le manque à gagner se chiffre à plusieurs dizaines de millions d’euros.