VIDEO. «Gilets jaunes»: L'ex-boxeur Christophe Dettinger fait appel de son placement en détention provisoire

ENQUETE Recherché, Christophe Dettinger s’était présenté de lui-même le 7 janvier à la police, avant de passer devant le tribunal en comparution immédiate…

20 Minutes avec AFP

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Christophe Dettinger a enregistré une vidéo pour expliquer son geste, le 7 janvier 2019.
Christophe Dettinger a enregistré une vidéo pour expliquer son geste, le 7 janvier 2019. — AFP

Les images de son affrontement avec un policier ont fait le tour des réseaux sociaux. L’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, en prison dans l’attente de son procès pour l’agression de deux gendarmes lors du huitième samedi de mobilisation des  « gilets jaunes » le 5 janvier à Paris, a fait appel de son placement en détention provisoire, a-t-on appris mercredi auprès de ses avocats.

« Il a fait appel. L’audience se tiendra le 22 janvier devant la cour d’appel » de Paris, ont indiqué ses avocats, Laurence Léger et Hugues Vigier, confirmant une information du Figaro. A l’issue de cette audience, Christophe Dettinger pourra soit être maintenu en détention, soit remis en liberté, avant son procès fixé au 13 février pour « violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique », un délit passible de sept ans d’emprisonnement.

Présentation spontanée à la police

En comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris le 9 janvier, l’ancien boxeur avait sollicité un délai pour préparer sa défense et demandé sa libération sous contrôle judiciaire. Le tribunal avait, conformément aux réquisitions du parquet, délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à « empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice ».

Ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, Christophe Dettinger s’était présenté le 7 janvier à la police, qui le recherchait activement depuis les images virales le montrant en train de frapper deux gendarmes sur une passerelle lors d’une nouvelle mobilisation des « gilets jaunes ».

Les deux gendarmes blessés se sont constitués parties civiles. Lors de sa brève comparution devant le tribunal, Christophe Dettinger, père de trois enfants, avait dit « regretter (ses) actes ».