VIDEO. Toulouse: Ce que l'on sait de l'incendie qui a ravagé un immeuble d'habitation

FAITS DIVERS Un spectaculaire incendie s’est déclenché dans la nuit dans un immeuble de la rue Bayard, au centre-ville de Toulouse. Le bilan est de 22 blessés dont un grave…

Helene Menal

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L'immeuble d'angle est situé juste en face de la gare Matabiau.
L'immeuble d'angle est situé juste en face de la gare Matabiau. — H. Menal - 20 Minutes
  • Un violent incendie a ravagé un immeuble de la rue Bayard dans la nuit de mercredi à jeudi au centre-ville de Toulouse.
  • Le bilan est de 22 blessés, dont un grave et deux sapeurs-pompiers.
  • 72 personnes impliquées ont été prises en charge par la mairie.

« J’ai laissé tout ce que je possède à l’intérieur », s’inquiète un jeune homme qui trépigne derrière le cordon de sécurité. En milieu de journée ce jeudi, de la fumée s’échappe encore de ce bel et imposant édifice ancien du centre-ville de Toulouse. La façade du 73, rue Bayard, un immeuble d’habitation d’une cinquantaine d’appartements, est presque intacte mais elle cache les stigmates d’un immense brasier.

Les pompiers ont été appelés à 2h40. Près de 200 d’entre eux se sont relayés depuis pour évacuer blessés et sinistrés, puis maîtriser les flammes dans cette construction d’angle « remplie de boiseries et de planchers », dont un des escaliers s’est rapidement effondré.

Combien de blessés dans cet incendie ?

Les pompiers​ recensent 22 blessés, dont un grave. Ce dernier est un habitant de l’immeuble qui a sauté de sa fenêtre pour échapper aux flammes. Deux des blessés sont des soldats du feu, l’un d’entre eux, touché à la main, a dû subir une opération chirurgicale.

En plus des blessés, 72 personnes – habitants dans l’immeuble ou logeant dans l’hôtel voisin – ont été prises en charge. Elles ont été conduites au centre sportif Léo-Lagrange spécialement ouvert dans la nuit par la mairie, où elles ont accès à une cellule médico-psychologique.

L’immeuble était-il insalubre ?

Selon la préfecture de la Haute-Garonne, l’immeuble incendié n’était pas insalubre. Une information prudemment confirmée par Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse. « Il n’était pas signalé à la collectivité », indique-t-il, « mais l’enquête dira ce qui s’est passé ».

En fin de matinée, la grande échelle était toujours déployée.

Des témoignages recueillis sur place attestent toutefois que certains appartements n’étaient pas en bon état. Le jeune homme qui dit avoir tout perdu, souligne avec l’aide d’un traducteur que son logement était « pourri ». Nikki, une mère de famille, affirme à l’AFP que dans son appartement il y avait de 45 m2 (pour un loyer de 630 euros), il y avait « des punaises, des cafards, de la peinture qui se décollait et des fuites d’eaux usées ».

Apparemment certains appartements du vaste ensemble étaient habitables, d’autres moins.

Quelles solutions pour les sinistrés ?

Le relogement des sinistrés incombe au (x) propriétaire(s). Mais dans l’urgence, la mairie les prend en charge. Pour la nuit de jeudi à vendredi, elle a prévu d’héberger une partie des évacués au gymnase Toulouse-Lautrec. Ceux identifiés comme plus fragiles - enfants ou personnes âgées - doivent dormir à l’hôtel. Enfin, il y avait jeudi soir une chance que les clients évacués de l’Hôtel Bristol, mitoyen, puissent regagner leurs chambres.

Qui est en charge de l’enquête ?

Alors que les braises ne sont pas encore éteintes, on ignore encore les causes de l’incendie qui semble avoir démarré au quatrième et dernier étage, peut-être dans une cage d’escalier. L’enquête a été confiée à la brigade de répression des atteintes aux biens (Brab) de la Sûreté départementale.