Gironde: Un incendie volontaire s'est déclaré à la sous-préfecture de Lesparre

FAITS DIVERS Le préfet de la Gironde s'est rendu sur place ce mercredi midi...

E.P.

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Les pompiers de Fleurance ont fait une macabre découverte dans une maison de cette commune du Gers. Illustration.
Les pompiers de Fleurance ont fait une macabre découverte dans une maison de cette commune du Gers. Illustration. — N. Messyasz / Sipa

Un incendie volontaire a été découvert ce mercredi matin vers 8h à la sous-préfecture de Lesparre-Médoc, en Gironde. « Le feu s’est propagé à l’intérieur et les dégâts ne permettent pas l’ouverture des services au public ce matin. Aucune victime n’est à déplorer », précise la préfecture de la Gironde dans un communiqué.

Le député LREM Benoît Simian​ a condamné fermement cet acte de dégradation sur Twitter. Le préfet Didier Lallement, préfet de la Gironde condamne également « cet acte gravissime sur un bâtiment public représentant la République française ».

« Il y a une intention de détruire le service public rural »

« Ce qui a été fait à Lesparre porte atteinte au symbole de l'Etat. Il y a une intention de détruire le service public rural », a déclaré devant la presse Didier Lallement, lors d'une visite de la sous-préfecture vers midi. Et de préciser que selon les premières constatations, « il y a eu tentative de pénétration » dans les locaux. « J'en appelle une nouvelle fois au calme et à la sérénité, a poursuivi le préfet, il faut revenir à la paix civile ». 

« Lorsqu'on a des différends », a-t-il ajouté, « on en parle, c'est tout l'objet du grand débat national », qui sera lancé par le gouvernement le 15 janvier dans tout l'Hexagone et aussi en Gironde où le mouvement des « gilets jaunes » est particulièrement actif.

Alain Juppé indigné

Lors d'une conférence de presse à Bordeaux, le maire Alain Juppé a souligné pour sa part sa « forte indignation ». « Ce genre de comportement est inacceptable. Il y a aujourd'hui des personnes en souffrance, qui ont envie de s'exprimer, il faut les écouter, elles ont le droit de manifester. En revanche, les voleurs, les pillards, les vandales, comme on en a vu samedi après samedi dans les rues de Bordeaux n'ont pas leur place dans l'espace public, et donc le gouvernement doit faire respecter l'ordre républicain », a-t-il ajouté.

Une enquête pour « destruction par incendie volontaire » est en cours mais aucun lien n'a encore été établi à ce stade  avec le mouvement des « gilets jaunes », précise l'AFP. «Aucune piste n'est exclue », se contente-t-on d'indiquer à la gendarmerie