Angers: Une saisie record de plus de 2,5 tonnes de cannabis

TRAFIC La drogue était planquée dans un fourgon utilitaire...

J.G. avec AFP

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Une saisie de résine de cannabis. Illustration.
Une saisie de résine de cannabis. Illustration. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES
  • C'est la plus grosse saisie de l'année en France métropolitaine.
  • La drogue était cachée dans un fourgon utilitaire.
  • Quatre personnes ont été mises en examen dans cette affaire qui a démarré en mai.

C’est la plus grosse saisie de cannabis de l’année en France métropolitaine. Jeudi dernier, la police judiciaire a saisi à Angers plus de 2,5 tonnes de résine de cannabis, soit environ 25 millions d’euros de marchandise, a-t-on appris mercredi auprès du parquet et de la police. La drogue était cachée dans des dizaines de « valises marocaines » dans un fourgon utilitaire garé dans un quartier du sud d’Angers. Le fourgon était arrivé la veille de la région parisienne, précédé par un « go fast ».

Quatre hommes âgés de 26 à 37 ans ont été mis en examen des chefs d’association de malfaiteurs et d’importation, acquisition, offre ou cession, détention et transport non autorisés de stupéfiants. Ils ont été placés en détention provisoire dans quatre maisons d’arrêt différentes pour éviter tout rapport entre eux. « En tirant sur la ficelle, le juge et les enquêteurs se sont aperçus qu’il s’agissait d’un vrai trafic, et manifestement la région d’Angers est une grosse plate-forme logistique », a indiqué le procureur de la République d’Angers Yves Gambert, précisant qu’il s’agit de « produits marocains ».

Des armes de poing et des munitions saisies

L’information judiciaire ouverte en mai et confiée à un juge d’instruction angevin est toujours en cours. « Toutes les personnes que nous voulions interpeller ne l’ont pas été. Il s’agit de trafiquants professionnels qui communiquent avec du matériel crypté », a précisé Yves Gambert. Des perquisitions ont également été réalisées, notamment dans un commerce du centre d’Angers destiné à devenir un bar à chicha. Cinq armes de poing ainsi que des munitions, trois voitures et 30.000 euros ont été trouvés lors des perquisitions.

Pendant les interrogatoires, les quatre mis en cause ont simplement déclaré avoir transporté le véhicule d’un point A à un point B, sans être au courant de la nature de la marchandise transportée. « Les mis en cause étaient connus des services de police mais ce ne sont pas des délinquants qui se retrouvaient régulièrement en garde à vue. Ils ne voulaient pas attirer l’attention sur eux », a indiqué le commissaire Léonard Fauvet, directeur adjoint du SRPJ d’Angers.