Attentat à Strasbourg: Cherif Chekatt a été enterré dans un cimetière de la commune

INHUME Le maire de Strasbourg avait dans un premier temps indiqué ne pas vouloir que Cherif Chekatt soit enterré sur sa commune...

20 Minutes avec agences

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L'auteur-présumé de l'attentat de Strasbourg, Cherif Chekatt, a été abattu par la police le 13 décembre 2018 dans le quartier de Neudorf, à Strasbourg.
L'auteur-présumé de l'attentat de Strasbourg, Cherif Chekatt, a été abattu par la police le 13 décembre 2018 dans le quartier de Neudorf, à Strasbourg. — POLICE

Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat du 11 décembre sur le marché de Noël, a été inhumé tôt samedi matin à Strasbourg. « L’inhumation du corps de Chérif Chekatt a eu lieu tôt ce matin à Strasbourg dans un strict anonymat », a indiqué la mairie sans préciser où le tueur avait été enterré.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait appelé, mercredi, la ville de Strasbourg à inhumer « le plus rapidement possible » et « dans l’anonymat » Chérif Chekatt, pour « éviter d’en faire une victime ».

Chérif Chekatt a tué cinq personnes et en a blessé cinq autres lors d’une fusillade dans le centre historique de Strasbourg le 11 décembre. Après deux jours de traque, il a été abattu par une patrouille de police dans le quartier du Neudorf, un quartier du sud de la capitale alsacienne.

« Il faut l’enterrer, mais sans tambours ni trompettes et dans l’anonymat »

Le maire de la ville Roland Ries (PS) avait dans un premier temps indiqué ne pas vouloir que Chérif Chekatt soit enterré sur sa commune, avant d’assouplir sa position. Celui-ci avait évoqué auparavant un éventuel rapatriement du corps de Cherif Chekatt en Algérie, pays d’où est originaire sa famille, avant de renoncer.

« C’est à nous de trouver le moyen de l’inhumer parce que la sépulture est constitutionnelle de la civilisation. J’étais effectivement réticent dans un premier temps car je ne voulais pas qu’un meurtrier côtoie dans le cimetière ceux qui ont été ses victimes, mais je dois me rendre à l’évidence, la loi est la loi. Il faut l’enterrer et cela peut-être soit dans le cimetière musulman de Strasbourg ou dans un cimetière civil, mais sans tambours ni trompettes et dans l’anonymat », avait expliqué Roland Ries.