Dijon: Trois hommes mis en examen pour meurtre, soupçon de règlement de comptes

FAIT DIVERS La victime a été tuée par balles dans le sud de l’agglomération dijonnaise...

20 Minutes avec AFP

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Police (illustration)
Police (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Trois hommes ont été mis en examen pour « meurtre en bande organisée » mardi, suspectés d’avoir abattu un autre homme jeudi à Dijon dans « un contexte de règlement de comptes », a annoncé le parquet. Deux d’entre eux ont été écroués mardi et le troisième a été placé sous contrôle judiciaire, selon la même source.

La victime, un homme de 30 ans, a été touchée de deux balles, sous l’aisselle et dans le dos, sur un boulevard du sud de la ville, a précisé le procureur de la République Eric Mathais lors d’une conférence de presse.

Ce meurtre est intervenu dans « un contexte de règlement de comptes, depuis plusieurs mois, entre les trois personnes mises en cause et la famille de la victime », père d’un enfant et « un peu connu de la justice », a ajouté Eric Mathais sans donner plus de détails.

Batte de baseball et arme de poing

Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la police judiciaire de Dijon, un véhicule volé et portant de fausses plaques aurait d’abord percuté en marche arrière la voiture de la victime qui circulait avec sa soeur.

La victime serait alors sortie avec une batte de baseball pour frapper sur le pare-brise des assaillants, avant que trois coups de feu, provenant d’une arme de poing, ne soient tirés. Deux ont atteint la victime. L’arme n’a pas été retrouvée.

Après avoir pris la fuite, les deux occupants de la voiture volée se sont livrés d’eux-mêmes à la police : samedi à Metz pour le passager, 19 ans, déjà sous contrôle judiciaire pour trafic de stupéfiants, et dimanche soir à Beaune (Côte-d’Or) pour le conducteur et tireur présumé, 20 ans. Tous deux ont été écroués mardi soir.

Le troisième mis en examen, âgé de 30 ans, s’était présenté de lui-même aux enquêteurs samedi à Dijon. Il affirme n’avoir rien à voir avec les faits mais reconnaît cependant être venu en aide aux deux autres auteurs présumés. Il est également suspecté de « soustraction de criminel à l’arrestation ou aux recherches ».