Fusillade à Strasbourg: Le marché de Noël déjà sous la menace terroriste en 2000 (Archives)
Fusillade à Strasbourg: Le marché de Noël déjà sous la menace terroriste en 2000 (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

TERRORISME

VIDEO. Attentat à Strasbourg: Le marché de Noël déjà sous la menace terroriste en 2000

Un homme a ouvert le feu au centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin), mardi soir, faisant trois morts et 11 blessés...

Mardi soir, un homme de 29 ans, fiché S, a ouvert le feu à plusieurs reprises au centre-ville de Strasbourg, dans le périmètre du marché de Noël, tuant au moins trois personnes et en blessant 11 autres dans la capitale alsacienne. Depuis les attentats de 2015, Strasbourg a toujours décidé de maintenir l'organisation de son marché de Noël, qui attire chaque année quelque deux millions de visiteurs pendant un mois. Un maintien accompagné de nombreuses mesures de sécurité, limitant l’accès à la Grande-Ile sur laquelle est concentré le marché de Noël.

« Si nous l’avions annulé, nous aurions donné un formidable argument aux terroristes. Mais s’il y avait eu une menace précise sur l’événement, la décision aurait pu être différente », déclarait alors à l’époque le maire de Strasbourg Roland Ries.

Des islamistes radicaux liés à Al-Qaida

Le célèbre marché de Noël strasbourgeois a pourtant déjà été la cible d’une attaque terroriste. C’était en 2000. Le « groupe de Francfort », lié à al-Qaida, comptait faire exploser le 31 décembre une cocotte-minute bourrée d’explosifs. Les policiers allemands renseignés par les Français avaient saisi des armes et des documents lors d’une perquisition. L’attaque a ainsi été déjouée, les terroristes ayant été interpellés le 26 décembre en Allemagne, trois jours après avoir fait des repérages au marché de Noël de Strasbourg.

>> Il y a un mois, France 2 rediffusait des images tournées par ces terroristes liés à al-Qaida lors d’un repérage à Strasbourg

Au final, dix islamistes radicaux de ce groupe « groupe de Francfort », âgés de 29 à 55 ans, ont été jugés en France en 2004. Deux hommes, présentés comme les instigateurs du projet dont un considéré comme proche de Ben Laden, avaient été condamnés à dix ans de prison, assortis d’une peine de sûreté de six ans et huit mois. Les huit autres prévenus avaient écopé de peines allant de un à huit ans de prison.