Nantes: Une femme violée par un faux chauffeur Uber, un appel à témoin lancé

FAITS DIVERS La police recherche une réceptionniste d'un hôtel ayant recueilli dimanche entre 6 h et 9 h les confidences d'une femme venant d'être violée...  

David Phelippeau

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Une voiture de police.
Une voiture de police. — GILE MICHEL/SIPA

La brigade des mœurs de Nantes recherche une femme réceptionniste d’un hôtel ayant recueilli, dimanche entre 6 h et 9 h les confidences d’une femme, âgée d’environ 50 ans, blonde, venant d’être violée. Le contact de la brigade des mœurs est le 02 53 46 73 68 ou le 02 53 46 73 78.

Les faits se sont déroulés au petit matin dimanche à Nantes. Selon Presse Océan, deux femmes rentrent de soirée et décident de contacter le service Uber depuis la rue de Calvaire à Nantes. Il est aux alentours de 5 h du matin. Quelques minutes plus tard, alors qu’elles attendent, une voiture s’arrête à leur hauteur. Elles demandent au conducteur si c’est bien le chauffeur Uber. Lequel confirme. Elles prennent place dans le véhicule : une (trentenaire) sur le siège passager et l’autre (quinquagénaire) derrière.

La deuxième passagère bloquée par la sécurité enfants

La voiture redémarre. La passagère reçoit alors un coup de fil du « vrai » chauffeur Uber qui se demande pourquoi elles ne sont pas au lieu de rendez-vous comme convenu. La passagère ordonne au conducteur de s’arrêter. Ce dernier obéit. La passagère sort de la voiture, mais pas son amie qui est bloquée derrière en raison de la « sécurité enfants », toujours selon Presse Océan.

Le faux chauffeur Uber repart avec une seule femme à son bord et se stationne dans un coin tranquille. Selon la victime, elle est abusée à deux reprises dans la voiture, sous la menace d’un cutter. L’homme nie ces faits. De nombreuses lésions sont néanmoins observées sur le corps de la quinquagénaire par les médecins.

Le suspect, âgé de 25 ans, a été interpellé quelques heures plus tard dans les quartiers nord de Nantes. Après 48 heures de garde à vue, il devrait être déféré, ce mardi, devant le parquet de Nantes.