«Gilets jaunes» à Narbonne : Cinq personnes interpellées après l'incendie d'un péage

MANIFESTATION Vinci Autoroutes annonce avoir déposé plainte...

N.B. avec AFP

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Illustration des pompiers, des secours.
Illustration des pompiers, des secours. — POL EMILE/SIPA

La zone de péage de Narbonne sud, des bâtiments, dont celui du peloton de gendarmerie, des véhicules de la société Vinci autoroutes ont été incendiés dans la nuit « par des casseurs », en marge d’une manifestation des « gilets jaunes ».

« Une enquête de nature délictuelle est ouverte », a annoncé le procureur de permanence, qui a affirmé que l’incendie avait été provoqué par des « casseurs ». Cinq personnes ont été interpellées, a indique le préfet de l'Aude, dimanche.

Il n’y a pas eu de blessé

Vinci Autoroutes précise dans un communiqué être mobilisée « pour rétablir dans les meilleurs délais la continuité du service public, notamment l’A9, coupée dans les 2 sens de circulation au niveau de Sète et d’Agde, et ses échangeurs fermés entre Orange et Narbonne, dans le but de limiter au maximum la gêne pour les usagers ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’incendie, qui s’est produit sur la bretelle de sortie de l’autoroute A9 dimanche vers 1h du matin, et a mobilisé une cinquantaine de sapeurs-pompiers, n’a pas fait de blessés. « Les bâtiments ont été évacués » avant que l’incendie ne se déclenche, a expliqué la préfecture de l’Aude. « Les salariés de Vinci Autoroutes, les ouvriers logés sur place et leurs familles avaient été évacués et pris en charge au cours de la nuit. Aucun d’entre eux n’a été blessé », a confirmé la société.

Une plainte

Les bâtiments incendiés abritaient aussi, outre le peloton autoroutier de la gendarmerie, des locaux d’exploitation de la société Vinci, « notamment le district et le PC sécurité », a indiqué Vinci Autoroutes, qui a activé une cellule de crise et déposé plainte.

Selon les pompiers, une vingtaine de véhicules de la société ont aussi été incendiés. Ces évènements se sont produits quelques heures après une manifestation de « gilets jaunes » qui a mobilisé samedi à Narbonne 800 personnes et au cours de laquelle un groupe s’en était déjà « pris à la sous-préfecture », brisant « portail et fenêtres ».