Gennevilliers: Un militant de Stop Homophobie agressé pendant un tractage

PLAINTE Le militant de l'association Stop Homophobie a été pris à partie par plusieurs jeunes et roué de coups par l'un d'entre eux...

20 Minutes avec AFP

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Cérémonie d'ouverture des Gay Games à Paris, le 4 août 2018.
Cérémonie d'ouverture des Gay Games à Paris, le 4 août 2018. — Lucas Barioulet / AFP

Un militant de l'association Stop Homophobie qui tractait ce vendredi dans un quartier populaire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a été pris à partie par plusieurs jeunes et roué de coups par l'un d'entre eux, a-t-on appris de sources concordantes.

Suivi par une équipe de l'émission Envoyé Spécial, Lyes Alouane, 23 ans, déjà plusieurs fois victime dans sa ville d'agressions verbales et physiques en raison de son homosexualité, a expliqué qu'il participait à un tractage dans les boîtes aux lettres du quartier du Luth quand plusieurs jeunes l'ont invectivé.

«La police n'est pas intervenue malgré une demande d'intervention»

«Poursuivi par une vingtaine de jeunes, pour beaucoup mineurs», il a réussi à prendre la fuite mais a été rattrapé par un jeune homme qui lui a à nouveau lancé des «insultes homophobes» avant de lui asséner un coup de poing au visage, a relaté Paul Gasnier, un journaliste travaillant pour l'émission de France 2. «Ils se sont battus et le jeune l'a roué de coups», a-t-il ajouté.

Selon l'avocat du jeune homme, Me Etienne Deshoulières, «la police n'est pas intervenue malgré une demande d'intervention» par téléphone de son client dès les premières invectives et menaces. Lyes Alouane a twitté quelques minutes après les faits que «les forces de l'ordre de Gennevilliers» n'étaient en effet arrivées que «quarante minutes après» les premières agressions verbales qu'il leur avait signalées.

Le soutien de la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa

Le jeune homme a affirmé  avoir renoncé à déposer une plainte au commissariat de Gennevilliers, «vu l'accueil reçu» sur place. Il devrait porter plainte directement auprès du procureur de la République de Nanterre en début de semaine, a annoncé son avocat.

Contactée en fin d'après-midi, la police a confirmé les invectives mais n'était pas en mesure de confirmer l'agression physique. Le militant s'est, lui, rendu à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, pour faire constater ses blessures qui ne sont que «superficielles, des douleurs nasales» essentiellement.

«Cette situation ne peut plus durer», a twitté la maire de Paris Anne Hidalgo en proposant aux maires du Grand Paris d'étendre «le plan parisien de lutte contre les #LGBTphobies à tout le Grand Paris». Lyes Alouane a également indiqué avoir reçu le soutien de la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa.