La Rochelle: Un habitué du vol d’avions de tourisme se fait prendre en chasse et se suicide

FAITS DIVERS Un jeune passionné d'aviation a volé un avion à Marennes, en Charente-Maritime, et a été poursuivi par deux avions de chasse. Il s'est suicidé avec un fusil de chasse à sa sortie de l'appareil...

E.P. avec AFP

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Illustration d'un avion de tourisme Cessna.
Illustration d'un avion de tourisme Cessna. — Joshua Lindsey/AP/SIPA
  • Un jeune homme de 20 ans, connu pour ses vols répétés d’avions de tourisme, a dérobé mercredi à Marennes, en Charente-Maritime, un aéronef.
  • Il a été poursuivi par deux avions de chasse qui l’ont forcé à atterrir. Le jeune homme s’est tué en sortant de l’avion.
  • Il était dans l’attente d’une expertise psychiatrique.

L’histoire s’est terminée de façon tragique. Un jeune de 20 ans à la passion aéronautique contrariée, qui avait déjà « dérobé » des  avions de tourisme  sur des aérodromes de l’ouest et de la Région parisienne, a récidivé mercredi en Charente-Maritime, avant d’être pris en chasse puis de se suicider.

Le jeune homme était dans l’attente d’une expertise psychiatrique, avant une comparution en correctionnelle en janvier prochain à Poitiers, où il avait été interpellé en juin, déjà après avoir réalisé des vols en toute illégalité à Poitiers. Il était poursuivi pour vols d’aéronefs, conduite d’aéronefs sans titre aéronautique et défaut de tenue de carnet de bord.

Tôt mercredi, il a récidivé dans un petit aéroclub de Marennes, en Charente-Maritime, où « il est entré par effraction vers 7h30 et a décollé vers 8 heures avec le (monomoteur) Robin DR300, selon des témoins. Je ne sais pas pourquoi il est venu ici. Il n’était pas membre du club et n’y était jamais venu auparavant. Mais on a entendu parler de lui par la Fédération française d'aéoronautisme », a expliqué le président de l’aéroclub Thierry Kouvtanovitch.

Des problèmes d’ordre psychique

En vol, le pilote a été repéré par le contrôle aérien, qui a envoyé deux avions de chasse pour identifier l’appareil, qui ne répondait pas. Selon le procureur de Poitiers Michel Garrandaux, les chasseurs l’ont « contraint à se poser sur l’aérodrome de Loudun. Quand il est sorti de l’avion, il s’est donné la mort avec le fusil de chasse qu’il avait emporté ».

Une enquête sur les circonstances du décès est menée par la gendarmerie de la Vienne, une autre sur la partie aéronautique à la gendarmerie des Transports aériens.

Le jeune homme, passionné d’aéronautique, et doué, selon des aéroclubs où il avait sévi, avait aussi « des problèmes d’ordre psychique », avait indiqué son père début 2018 à Centre-Presse, après de premiers vols d’avion fin janvier à Loudun (Vienne) et Cholet (Maine-et-Loire). Il avait sévi aussi en région parisienne, à Meaux et Lognes.