Guadeloupe: La thèse du barbecue écartée, l’incendie mortel pourrait être dû à « l’intervention d’un tiers »

ENQUETE Un expert a écarté la thèse du barbecue mal éteint...

N.B. avec AFP

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Les pompiers sont intervenus pour secourir un homme qui s'était immolé par le feu, le 26 octobre 2018 à Colomiers. Illustration.
Les pompiers sont intervenus pour secourir un homme qui s'était immolé par le feu, le 26 octobre 2018 à Colomiers. Illustration. — F. Lodi / Sipa
  • Un incendie a fait six morts, fin octobre, en Guadeloupe. Les victimes sont originaires du département du Gard.
  • Selon l’expert, l’incendie pourrait être dû à l’intervention d’un tiers. Une information judiciaire « contre X pour homicide involontaire » a été ouverte.

La thèse d’un barbecue mal éteint, avancée après l'incendie qui a fait six morts en Guadeloupe fin octobre, a été écartée par un expert, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Pointe-à-Pitre qui a ouvert une information judiciaire « contre X pour homicide involontaire ». Une expertise « menée dimanche » vient contredire cette explication.

Pour l’expert, venu de Martinique,​ « l’origine n’est pas dans le barbecue ». En effet, « situé à droite de la terrasse, il était quasiment intact. S’il avait pris feu, il ne serait pas dans cet état. Des morceaux de charbon de bois ont aussi été retrouvés, qui auraient été davantage consumés », si l’incendie était parti de cet endroit, a-t-il expliqué.

« Volontaire ou involontaire »

En revanche, l’expert a relevé la présence « sur un mur mitoyen avec l’habitation de gauche, d’une table en plastique dont on retrouve des morceaux de plastique fondu avec des résidus de bouteilles de rhum, et le feu part de là ». « Pour lui, c’est dû à l’intervention d’un tiers » et cette intervention, ajoute le procureur, « peut être volontaire ou involontaire ». Si la substance responsable du départ de feu n’a pas pu être précisée, ces nouveaux éléments donnent une toute autre tournure à cette enquête.

Dans la nuit du 30 au 31 octobre, six personnes sont décédées par asphyxie. Originaires du département du Gard, ces hommes de 48 et 58 ans, ces femmes, des sœurs de 39 et 40 ans, un adolescent de 16 ans et un enfant de 12 ans, passaient leurs vacances en Guadeloupe. La fumée provoquée par l’incendie, très abondante, s’était répandue à l’intérieur de l’appartement, dont l’entrée était fermée par des grilles.