Ultra-droite: Six personnes, soupçonnées de préparer «une action violente» contre Emmanuel Macron, interpellées

ENQUETE Ces six personnes ont été interpellées dans les départements de l’Isère, de l’Ille-et-Vilaine et de la Moselle…

Caroline Politi et Thibaut Chevillard

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Des policiers de la DGSI lors d'une opération à Wattignies, dans le nord de la France, le 5 juillet 2017.
Des policiers de la DGSI lors d'une opération à Wattignies, dans le nord de la France, le 5 juillet 2017. — DENIS CHARLET / AFP

Un projet certes « imprécis et mal défini » mais pris très au sérieux par les enquêteurs de la DGSI. Ce mardi matin, six personnes « connues pour leur appartenance à la mouvance de l’ultra-droite », ont été arrêtées par les services antiterroristes pour un projet «d’action violente» visant  Emmanuel Macron, a appris 20 Minutes de sources concordantes, confirmant une information de L'Express.

Dans le détail, ce sont cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans qui ont été interpellés aux quatre coins de la France - quatre en Moselle, un en Ile-et-Vilaine et un en Isère - dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Un projet embryonnaire

Selon les premiers éléments du dossier, l’enquête vise un projet « d’action violente contre le président de la République », indique une source proche du dossier, précisant toutefois que l’état du projet semblait encore embryonnaire. « Il faut être très prudent sur la nature de la menace éventuelle. Les investigations commencent à peine », confirme une source proche de l’enquête.

Lundi, lors de l’installation du nouveau directeur de la DGSI, Nicolas Lerner, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est dit « attentif » aux menaces venues notamment des « mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire ».