Le mari de Razia, Afghane tuée en pleine rue à Besançon, arrêté

ENQUETE Razia avait déposé sept plaintes contre son mari pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées...

20 Minutes avec AFP
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Un policier. (Illustration)
Un policier. (Illustration) — Bertrand GUAY / AFP

Le mari et meurtrier présumé de Razia, Afghane de 34 ans poignardée à mort en pleine rue à Besançon (est de la France), a été arrêté vendredi à l’aéroport d’Athènes, trois jours après les faits qui ont suscité une vive émotion.

Rafid A., 38 ans, considéré comme le suspect numéro 1 dans cette affaire, a été arrêté en milieu d’après-midi par les policiers grecs à l’aéroport d’Athènes après la diffusion d’un mandat d’arrêt international, a indiqué une source policière à l’AFP, confirmant une information du site de RTL/M6.

Bientôt extradé vers la France

Il a été placé en garde à vue et devrait être incarcéré dans l’attente de son extradition vers la France, selon le site.

Son arrestation est survenue alors que quelque 400 personnes s’étaient rassemblées vendredi en début de soirée à Besançon pour un hommage à la victime, à l’initiative de l’association Solidarité Femmes.

Logée depuis un an dans un appartement de cette association, qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, Razia a été tuée de plusieurs coups de couteau au torse et au cou en revenant de ses courses.

Sept plaintes déposées contre son mari

Razia avait déposé sept plaintes contre son mari, trois à Marseille (sud de la France) puis quatre à Besançon pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées, selon l’association.

Après avoir demandé le divorce, elle avait obtenu en juillet une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher. Mais celui-ci est donc parvenu à retrouver sa trace et à la rejoindre.

Les coups portés à Razia ont entraîné sa mort par rupture de l’aorte, selon une source judiciaire.

Elle laisse trois enfants de 9, 12 et 16 ans, les deux plus jeunes faisant désormais l’objet d’un placement provisoire décidé par la justice.