Adolescent mort aux Lilas: Les violences pas liées au décès selon l'autopsie, mais à un œdème pulmonaire

ENQUETE La victime était originaire de Bagnolet...

20 Minutes avec AFP

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illustration: un véhicule de police.
illustration: un véhicule de police. — Franck LODI/SIPA

Il avait été pris samedi dans une baston d’une vingtaine de jeunes aux Lilas (Seine-Saint-Denis), armés de barres de fer et de bâtons. L’adolescent de 13 ans, décédé dimanche, n’a pas succombé à des blessures consécutives aux violences, révèle ce mardi l’autopsie. Le parquet de Bobigny affirme que le décès est consécutif à un « œdème pulmonaire » après un malaise.

A ce stade, les constatations sur le corps « excluent l’intervention d’un tiers » comme cause directe du décès, selon le parquet, qui ajoute que le jeune homme avait antérieurement « connu des alertes d’ordre cardiaque ». Cinq mineurs gardés à vue dans cette affaire seront présentés à un juge mercredi pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a ajouté le parquet.

Le motif de la rixe toujours inconnu

Selon la chronologie des faits retracée par le parquet, samedi aux Lilas, l’adolescent a d’abord été victime d’un malaise après une première altercation « sans contacts physiques ». « Pris en charge à bord d’un scooter », il « aurait été victime d’un second malaise le faisant chuter du scooter », explique le parquet. Il « aurait alors été victime de violences aggravées », a ajouté le parquet.

Pris en charge par des policiers arrivés sur place, il a pu, « bien qu’ayant du mal à s’exprimer, indiquer aux fonctionnaires de police avoir été agressé », ajoute le parquet. A son arrivée au centre hospitalier, « il se trouvait en arrêt cardio-respiratoire » et les « médecins ne constataient aucun hématome ni aucune fracture palpable ».

Le motif de la rixe n’avait pas pu être exposé lundi, selon une source proche de l’enquête. Les deux bandes rivales étaient originaires, selon une source proche de l’enquête des villes voisines de Romainville et Bagnolet.