Seine-Saint-Denis: Cinq mineurs en garde à vue après la mort d'un adolescent de 13 ans

BANDES Dimanche après-midi, un jeune de 13 ans est mort à l'hôpital où il avait été transporté la veille après avoir été grièvement blessé à coups de bâtons et de barres de fer...

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la police.
Illustration de la police. — F. Lodi / 20 Minutes

Cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans ont été placés en garde à vue ce lundi. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la rixe où un adolescent de 13 ans a été mortellement blessé à coups de barre de fer samedi aux Lilas, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Deux d’entre eux se sont rendus à la police dimanche en fin de journée et les trois autres ont été interpellés ce lundi matin, selon cette même source. Dimanche après-midi, un jeune de 13 ans [et non 12 ans comme indiqué dimanche] est mort dans un hôpital parisien vers lequel il avait été transporté la veille après avoir été grièvement blessé lors d’une bagarre impliquant une vingtaine de jeunes armés de bâtons et de barres de fer aux Lilas, à l’est de Paris.

Un plan d’action sur la question des bandes

Originaire de la ville voisine de Bagnolet, il se plaignait de multiples douleurs sur tout le corps. « Nous n’avons pour l’heure pas identifié le motif de la rixe », a ajouté la source proche de l’enquête. Selon cette dernière, les bandes rivales pourraient en fait être originaires de Bagnolet et d’une autre ville limitrophe, Romainville. Une autopsie devait être réalisée pour déterminer les causes exactes de son décès. L’affaire a été confiée à la police judiciaire du département.

Une réunion s’est tenue ce lundi à la préfecture de Seine-Saint-Denis. « Il va être demandé à la police de faire un travail d’identification des familles concernées par les violences entre bandes », a rapporté à l’AFP le maire des Lilas Daniel Guiraud.

L’élu PS demande un « plan d’action sur la question des bandes » pour « prendre la mesure du phénomène et qu’on arrête de banaliser ça ». « On ne doit pas mourir à 13 ans », insiste le maire, pour qui un tel événement traduit « l’échec de la société face à des problèmes qu’elle devrait être en mesure de régler ».