Rodez: Un contentieux autour d’un chien serait à l’origine du meurtre du responsable de la police municipale

FAITS DIVERS L’auteur présumé des coups de couteau qui ont coûté la vie au directeur général adjoint des services de la ville de Rodez avait déjà proféré des menaces à son encontre à cause d’un différend autour de son chien…

B.C. avec AFP

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Pascal Filoé, le directeur général adjoint de la ville de Rodez, a été tué jeudi de plusieurs coups de couteau.
Pascal Filoé, le directeur général adjoint de la ville de Rodez, a été tué jeudi de plusieurs coups de couteau. — JOSÉ A. TORRES / AFP
  • Jeudi matin, un homme a tué de plusieurs coups de couteau le directeur général adjoint des services de la ville de Rodez, en charge de la police municipale.
  • L’homme, interpellé et placé en garde à vue, avait un contentieux avec la mairie à propos de son chien, de catégorie 2, qu’il possédait sans avoir les autorisations nécessaires.
  • L’auteur présumé des coups de couteau avait déjà menacé physiquement la victime ainsi que le maire de Rodez.

Jeudi matin, alors qu’il se trouvait devant les locaux de la police municipale de Rodez, Pascal Filoé, le directeur général adjoint de la ville a été agressé par un homme qui l’a poignardé à plusieurs reprises. Malgré l’intervention des secours, ce père de famille de trois enfants n’a pas survécu. L’agresseur, qui s’était réfugié dans un commerce voisin, a été interpellé dans le calme.

Pour les autorités municipales, ce Belge présenté comme étant marginal, est loin d’être un inconnu. Pascal Filoé, chargé notamment des questions de sécurité au sein de la municipalité, avait déjà eu affaire à lui à plusieurs reprises.

Menaces physiques à plusieurs reprises

Cet homme de 39 ans avait depuis plusieurs mois un différend avec la commune de la Rodez et avait « menacé physiquement » à plusieurs reprises la victime mais aussi le maire de la commune, selon ses propres déclarations.

« C’est une affaire qui date de plusieurs mois, elle date même de 2017. La personne qui l’a agressé avait un chien de catégorie 2, il se promenait en ville en totale illégalité et infraction, il ne mettait pas de laisse au chien ni de muselière. Et il n’avait pas d’autorisation. Depuis des mois, on essayait, et surtout Monsieur Filoé, de régler le problème avec cette personne. Mais comme il avait des antécédents, on ne pouvait pas lui délivrer d’autorisation », a expliqué le maire Christian Teyssèdre.

Selon l’édile, le 11 avril dernier, le meurtrier présumé était venu casser la porte vitrée de l’Hôtel de ville. La mairie avait alors déposé plainte contre lui et une série de menaces physiques s’en était suivie. « Nous avons cherché une conciliation permanente, on a tout fait pour essayer d’apaiser la situation », assure le maire.

Le chien de l’agresseur présumé lui aurait été retiré récemment, ce qui aurait pu le faire basculer. Ce dernier a été placé en garde à vue. C’est le parquet de Rodez qui est en charge de l’enquête pour « assassinat » car selon les premiers éléments il pourrait y avoir eu préméditation. Le parquet de Montpellier « sera amené à prendre la suite dans le cadre de l’ouverture d’une information criminelle », a expliqué le procureur de la République, Olivier Naboulet.