Lyon: Un voleur compulsif de cartes bancaires identifié par la police et retrouvé.... en prison

ESCROQUERIE L’homme de 33 ans, identifié des mois après les faits et retrouvé à Nantes, a volé et escroqué une trentaine de personnes âgées en Auvergne Rhône-Alpes entre janvier 2017 et avril dernier…

Elisa Frisullo

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Les locaux de l'hôtel de police de Lyon.
Les locaux de l'hôtel de police de Lyon. — C. Villemain / 20 Minutes

Lorsque les enquêteurs de la sûreté départementale du Rhône sont parvenus à identifier le malfaiteur, ils n’imaginaient certainement pas mettre la main dessus si facilement. Mardi, un homme de 33 ans a été arrêté pour une série de vols de cartes bancaires et d’escroqueries perpétrée en Auvergne Rhône-Alpes entre janvier 2017 et avril 2018, indique ce mercredi la police lyonnaise.

Son interpellation ne s’est pas déroulée à son domicile ou en pleine rue, comme dans de multiples cas, mais à la prison de Nantes où le malfaiteur purge depuis quelques mois une peine pour des faits similaires commis en Loire-Atlantique.

Identifié grâce à la vidéosurveillance

Avant de rejoindre Nantes pour commettre ses méfaits, l’homme a écumé la région Auvergne Rhône-Alpes, en utilisant à chaque fois le même mode opératoire. Le week-end, le voleur aux 48 antécédents judiciaires repérait des personnes âgées aux distributeurs automatiques puis leur dérobait leur carte bleue. Une fois leur CB en main, il les utilisait.

L’exploitation des images de vidéosurveillance des distributeurs a permis de reconstituer le visage du voleur, finalement identifié récemment par un policier parisien, grâce à une fiche de recherche diffusée au niveau national.

En cherchant dans leur base informatique, les policiers ont alors compris que l’homme recherché était incarcéré dans une prison de Nantes depuis le mois de juin. Extrait de sa cellule, il a été entendu par les policiers sur les 51 faits présumés commis en Auvergne Rhône-Alpes. Il a partiellement reconnu ce qui lui est reproché, ajoute la direction départementale de la sécurité publique du Rhône.

Il devra s’expliquer sur cette nouvelle affaire devant la justice en juin 2019.