Un prêtre du Cantal mis en examen pour agression sexuelle sur mineur

PEDOPHILIE Le prête est soupçonné d’agressions sexuelles sur quatre enfants d’une même fratrie…

N.Sa avec AFP

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Un prêtre qui donne une hostie (Illustration).
Un prêtre qui donne une hostie (Illustration). — OLIVIER MORIN / AFP

Un prêtre du diocèse de Saint-Flour ( Cantal) a été mis en examen vendredi et placé en détention provisoire, soupçonné d' agressions sexuelles sur quatre enfants d’une même fratrie, a-t-on appris samedi auprès de son avocat, confirmant une information de La Montagne.

C’est une plainte déposée début septembre par la famille des mineurs concernés - âgés de 13 à 17 ans aujourd’hui, ils ont été enfants de choeur dans la paroisse du suspect - qui a entraîné l’ouverture d’une enquête par le parquet d’Aurillac, précise le quotidien auvergnat.

Le procureur déjà saisi à deux reprises au sujet du prêtre

Me Kominé Bocoum n’a pas souhaité préciser les faits reprochés à son client, âgé de 64 ans, ni la période sur laquelle les enquêteurs vont se pencher, se bornant à indiquer qu’il était alors curé à Saint-Flour. « Je ne peux pas dire qu’il a reconnu tous les faits qui lui sont reprochés », a ajouté l’avocat, bâtonnier d’Aurillac.

Samedi, l’évêque de Saint-Flour a indiqué dans un communiqué que son diocèse était « bouleversé par ces actes innommables ». Mgr Bruno Grua précise qu’il avait déjà saisi à deux reprises le procureur au sujet du prêtre. Une première fois en avril 2017 après des « rumeurs ».

Le prêtre avait été suspendu

Une enquête avait été ouverte puis classée sans suite mais l’évêque avait néanmoins choisi de déplacer le religieux quelques mois plus tard à Aurillac. Il ne précise pas si ces rumeurs d’alors concernaient la même affaire qu’aujourd’hui.

Début septembre, il a saisi une nouvelle fois le procureur après avoir été informé de « faits graves » dont le parquet avait déjà connaissance. Il a alors décidé de suspendre le mis en cause de son ministère. « Nous devons, prêtres, consacrés, laïcs, nous atteler chez nous à ce chantier pour vaincre cette calamité des abus dans l’Église et restaurer la confiance », conclut Mgr Grua.