Bobigny: Arrestation d’un Libérien soupçonné de crimes contre l’humanité

INCARCERATION Cet ex-chef de faction est soupçonné d’actes de torture, d’utilisation d’enfants soldats, de meurtres, d’esclavage et même de cannibalisme...

A.Ba

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GIGN - Illustration.
GIGN - Illustration. — Christophe Ena/AP/SIPA

« Kunti » K, Libérien naturalisé néerlandais, soupçonné d’actes de tortures aggravés constitutifs de crimes contre l'humanité a été mis en examen et incarcéré, mardi, rapporte Le Parisien. Cet ex-chef de faction est soupçonné d’actes de torture, d’utilisation d’enfants soldats, de meurtres, d’esclavage et même de cannibalisme dans des villages du comté du Lofa, au Libéria, en pleine guerre civile, entre 1993 et 1997 alors qu’il occupait le poste de cadre de l’ULIMO (United Liberation Movement of Liberia for Democracy).

Le quadragénaire a été interpellé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et crimes de guerre épaulés par le GIGN, alors qu’il s’apprêtait à fuir la France, selon une source proche de l’enquête.

Une arrestation qui intervient après une plainte déposée, en juillet, par l’ONG Civitas Maxima.

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