Marseille: Une rupture de rail à l'origine du déraillement du TGV en gare Saint-Charles

TRANSPORTS SNCF Réseau a donné ce mardi les premières conclusions de son enquête interne suite au déraillement d’un TGV en gare de Marseille Saint-Charles…

Mathilde Ceilles

— 

Un TGV a déraillé en gare de Marseille Saint-Charles en août 2018
Un TGV a déraillé en gare de Marseille Saint-Charles en août 2018 — Christophe Simon / AFP
  • La SNCF a mené une enquête interne suite au déraillement d'un TGV à Marseille.
  • Elle confirme la rupture d'un rail à l'origine de l'incident sans pour autant l'expliquer.
  • Une enquête complémentaire va être menée.

C’était le 24 août dernier. Un TGV en provenance de Paris approche de la gare Saint-Charles de Marseille à une vitesse de 27 km/h lorsqu’il déraille. Aucun des 350 passagers et du personnel à bord n’est heureusement blessé. Mais comment expliquer un tel événement ? Selon les premiers éléments de l’enquête interne à la SNCF, ce déraillement est intervenu à l’endroit même où un rail était cassé.

« Ce rail présentait un petit défaut d’une dizaine de millimètres qui a donné lieu à une petite fissure qui a dégénéré en rupture, indique Olivier Bancel, directeur général opérations et productions chez SNCF. Mais la rupture ne suffit pas à elle seule à expliquer ce déraillement. »

Un événement « rare et isolé »

Les causes de cette rupture de rail restent pour l’heure bien floues, la SNCF faisant pour la première fois face à ce cas de figure. « Cet événement reste rare et isolé », affirme Olivier Bancel. Pour lui, la maintenance des rails n’est pas à mettre en cause. « Les choses ont été faites en conformité, affirme-t-il. Il existe sur une série de mesures de surveillance, par exemple des tournées toutes les deux semaines, la dernière datant du mois d’août. »

Impossible toutefois de déterminer avec précision la date de la rupture, qu’elle soit antérieure ou non au déraillement. « Un petit défaut, ça peut arriver, et ça ne fait pas rompre un rail, affirme Olivier Bancel. Mais ça n’avait pas été détecté. »

Des enquêtes complémentaires

« On est dans un cas de conjonction d’évènements, blessure, fissure, rupture et déraillement qui s’expliquent par le caractère très sinueux de l’itinéraire (du train, NDLR) à cet endroit-là » de la gare Saint-Charles à Marseille, avance Olivier Bancel.

La SNCF a donc décidé de réaliser d’autres investigations, une première sur le tracé du train dans la gare Saint-Charles, suivie d’une série de vérifications sur le matériel lui-même « pour lever tout doute », selon Olivier Bancel qui voit dans l’origine de la rupture « sans doute un choc ». « On va mettre en place une surveillance renforcée des parties incriminées par le déraillement », a-t-il annoncé. Des simulations auront également lieu « d’ici le mois de novembre ».

D’après l’enquête judiciaire, menée par la police de Marseille, « aucun élément qui caractériserait un éventuel acte de malveillance n’a été recueilli », avait indiqué il y a plusieurs jours le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, interrogé sur les hypothèses d’un sabotage ou d’un acte terroriste.

>> A lire aussi : Marseille: Un TGV déraille à faible vitesse, le trafic perturbé encore samedi

​​​​