Seine-Saint-Denis: Un homme handicapé, accompagné de son chien d'assistance, s'est vu refuser l'accès à un cinéma

HANDICAP Après avoir longuement insisté et présenté le certificat national d’identification de son chien, cet habitant de Saint-Ouen a pu finalement entrer dans la salle de cinéma…

H. B.

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Illustration d'une salle de cinéma.
Illustration d'une salle de cinéma. — A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Il a vécu cet incident comme une « humiliation ». Frédéric Lonété, atteint du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie génétique qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant avec un chien d’assistance, s’est vu refuser l’accès au cinéma Gaumont de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), rapporte Le Parisien.

Son chien baptisé Little, un labrador retriever âgé de deux ans, n’était pas le bienvenu dans la salle de cinéma. « C’était la première fois que j’osais sortir au cinéma avec lui. Sans Little, je ne peux rien faire. Il me ramasse les objets, m’ouvre les portes, m’aide à payer dans les commerces… Mais à notre arrivée, un salarié nous explique que les animaux n’étaient pas acceptés », a raconté Frédéric au Parisien.

« J’ai ressenti beaucoup de colère et d’injustice »

Après avoir longuement insisté et présenté le certificat national d’identification de Little, qui l’autorise à emmener l’animal dans tous les lieux ouverts au public, Frédéric Lonété a pu finalement entrer dans la salle de cinéma. « On nous a finalement laissés entrer, mais à titre exceptionnel, et à condition que le chien n’aboie pas et qu’aucun client ne se plaigne », a expliqué Frédéric Lonété. « J’ai ressenti beaucoup de colère et d’injustice. C’est un moment que j’attendais avec impatience, mais ma seule envie, à cet instant-là, était de partir et rentrer chez moi », a-t-il ajouté.

« Le client était dans son droit, reconnaît la responsable du cinéma au Parisien. Mais je n’avais jamais été confrontée à ce genre de situation. J’ai préféré appeler un collègue plus haut placé avant de donner l’autorisation. »

Une loi de 2005 encadre l’utilisation des chiens d’assistance, les autorisant « à accompagner leur maître dans les transports, les lieux ouverts au public ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative, sans facturation supplémentaire ». En cas de refus d’accès, le contrevenant encourt une amende, a rappelé Le Parisien.