Bordeaux: L'accident privilégié dans la mort d'une balle dans la tête d'un jeune homme

FAITS DIVERS Le jeune homme de 21 ans mort par balle à Floirac, le week-end dernier, aurait appuyé l'arme sur sa tempe pensant qu'elle n'était pas chargée... Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte...

Mickaël Bosredon

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Une voiture de police. (Illustration)
Une voiture de police. (Illustration) — Frederic Scheiber/20 Minutes
  • Le jeune de 21 ans avait été déposé, blessé d’une balle dans la tête, samedi soir dans une clinique avant de décéder dimanche au CHU de Bordeaux.
  • Quatre personnes ont été mises en examen dont une pour homicide involontaire.
  • Trois autres seront poursuivies pour modification de la scène d’un crime.

Le parquet de Bordeaux a confirmé mercredi la thèse accidentelle dans la mort par balle d'un jeune de 21 ans dimanche dernier. « La victime se serait saisie de l’arme de poing de son ami, l’aurait positionnée sur sa tempe et fait feu en pensant vraisemblablement qu’elle n’était pas chargée », indique le procureur adjoint Gérard Aldigé.

La victime originaire de Cenon, dans l'agglomération bordelaise, avait été déposée blessée d’une balle dans la tête samedi soir à la polyclinique de Bordeaux Rive Droite à Lormont par deux personnes qui avaient pris la fuite. Transférée au CHU de Bordeaux, elle y est décédée dimanche.

Le garage dans lequel la scène s’est déroulée avait été nettoyé

Des arrestations avaient eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Floirac où le drame s’était joué. D’autres ont suivi en début de semaine.

Quatre personnes en tout ont été mises en examen, dont un Floiracais de 24 ans pour « homicide involontaire par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement mais aussi acquisition et détention d’arme de catégorie B ». Deux autres jeunes hommes, majeurs, et une jeune femme de 17 ans ont été mis en examen pour « modification de la scène d’un crime ou d’un délit ». Le garage dans lequel le drame a eu lieu avait été nettoyé.

Enquête ouverte après les propos d’un policier sur les réseaux sociaux

Des réquisitions de placement sous contrôle judiciaire ont été requises à leur encontre. L’homme de 24 ans a cependant été écroué lundi, pour purger une peine de prison de quatre mois pour détention non autorisée de stupéfiants.

En parallèle de cette affaire, plusieurs internautes s’étaient ému des commentaires haineux d'un gardien de la paix, intervenu à Floirac samedi soir, sur les réseaux sociaux. Le parquet indique qu’ils « font l’objet d’une enquête confiée à l’Inspection générale de la police nationale [IGPN]. »