Vosges: Trois hommes mis en examen pour viols avec actes de torture et barbarie

JUSTICE La victime, une jeune femme toxicomane placée sous curatelle, a été séquestrée, battue, torturée, brûlée puis violée…

H. B. avec AFP

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Illustration d'une voiture de gendarmerie.
Illustration d'une voiture de gendarmerie. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Elle a vécu « un calvaire » durant 24 heures. Trois hommes ont été mis en examen ce samedi pour «  viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie » sur une femme de 28 ans près de Moyenmoutier (Vosges), dans la nuit de dimanche à lundi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

La victime, une toxicomane placée sous curatelle, a été retrouvée lundi par des riverains sur le bord de la route à Moyenmoutier, a relaté le procureur de la République d’Épinal Étienne Manteaux.

L’un des suspects, âgé de 19 ans, activement recherché

Quatre hommes, dont un dealer, qui lui reprochait d’avoir dérobé une petite quantité de produits stupéfiants, sont soupçonnés de l’avoir séquestrée et violée à son domicile, dans un village proche de Moyenmoutier, et dans un hôtel à Nancy où ils l’ont ensuite emmenée.

L’un des suspects, « le dealer principal âgé de 19 ans », est toujours activement recherché, mais les trois autres, âgés de 18, 21 ans et 36 ans, ont été interpellés par la compagnie de gendarmerie de Saint-Dié.

« Elle a été fouettée avec des câbles, brûlée, violée à plusieurs reprises »

Lors de sa séquestration, la jeune femme « a subi différents sévices […] des coups de poing, des coups de pied. Elle a été fouettée avec des câbles, elle a été brûlée, violée à plusieurs reprises », a expliqué le procureur.

La qualification de « viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie » se base sur « des constatations médico-légales » et des enregistrements vidéo retrouvés sur le téléphone de l’un des suspects, a-t-il poursuivi.

Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité

Selon France Bleu Sud Lorraine, les mis en cause ont « admis avoir été présents, mais ont minimisé leur participation » lors de leur garde à vue.

Présentés au juge d’instruction à Épinal samedi, le parquet a requis leur placement en détention provisoire. Les faits qui leur sont reprochés sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.