Somme: Deux hommes et une femme écroués après la mort d'une octogénaire

ENQUETE Ils sont notamment accusés de vols avec violence ayant entraîné la mort, dégradation par incendie, escroquerie, falsification et usage de chèques...

H. B. avec AFP

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Un enquêteur de la police judiciaire. (Illustration)
Un enquêteur de la police judiciaire. (Illustration) — POLICE NATIONALE/SIPA

L'enquête progresse. Deux hommes et une femme ont été mis en examen et placés en détention provisoire vendredi après la mort d’une octogénaire de 84 ans, retrouvée décédée fin juillet à son domicile incendié à Brouchy (Somme), a-t-on appris ce samedi de source judiciaire.

Le 28 juillet, dans ce petit village de 500 habitants situé entre Amiens et Laon, une vieille dame vivant seule est retrouvée morte et sa maison, incendiée durant la nuit. Après une « enquête dense », les enquêteurs de la Section de recherche (SR) d’Amiens et la Brigade de recherche (BR) de Péronne ont interpellé jeudi trois suspects.

L’un d’eux également poursuivi pour des faits de « viol sur personne vulnérable »

Les trois mis en cause, un couple inséré disposant d’un logement et une personne sans domicile mais « qui n’est pas un marginal », sont tous connus des services judiciaires, a fait savoir le parquet. Les deux hommes ont été mis en examen pour vols avec violence ayant entraîné la mort, dégradation par incendie, escroquerie, falsification et usage de chèques.

L’un des deux est également poursuivi pour des faits de «viol sur personne vulnérable », a indiqué le parquet d’Amiens, confirmant une information du Courrier Picard. Les faits de viol « doivent encore être confortés par le magistrat instructeur », a précisé le parquet.

La femme a été elle mise en examen pour recel de vol ayant entraîné la mort sans intention de la donner, escroquerie, falsification et usage de chèques.

« Des examens en cours pour déterminer avec précision les causes de la mort »

Les trois malfaiteurs voulaient « récupérer le code de carte bleue, le chéquier et les affaires de la dame », a expliqué Anne-Laure Sandretto, procureure adjointe du parquet d’Amiens. « Un des individus l’aurait déjà vue et aurait un lien avec elle, mais ça reste à établir par l’instruction ».

« Un des mis en cause a reconnu qu’elle a été tuée lors des faits, avant l'incendie », a indiqué la procureure, qui a précisé que des « examens étaient en cours pour déterminer avec précision les causes de la mort ».